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Japon : Un parti d'opposition proteste contre la visite de Koizumi au temple Yasukuni
Mme Takako Doi, dirigeant du Parti social-démocrate (SDP), a élevé mardi 14 août une protestation contre la visite du premier ministre japonais Junichiro Koizumi au temple Yasukuni pour honorer les morts de guerre dont 14 criminels de guerre de catégorie A.
Mme Doi a élevé cette protestation lors d'une réunion avec le secrétaire général du cabinet japonais Yasuo Fukuda.
"La visite du temple Yasukuni empiétine sur la liberté de la religion et la séparation de l'Etat de la religion stipulées dans la Constitution, et ignore les inquiétudes exprimées par d'autres pays asiatiques. Nous ne pouvons pas tolérer un tel acte", a dit Mme Doi dans une déclaration qu'elle a soumise à M. Fukuda.
M. Koizumi a visité le temple Yasukuni lundi après-midi, en évitant mercredi, le 56ème anniversaire de la défaite du Japon dans la seconde guerre mondiale, date qu'il avait initialement fixée pour cette visite.
Le temple Yasukuni a été inauguré en 1869 à la demande de l'Empereur japonais. Pendant la seconde guerre mondiale, le temple a été massivement utilisé pour faire revire le nationalisme et le militarisme. Au total, près de 2,5 millions de morts sont honorées par le temple.
Le rôle de Yasukuni comme Monument aux morts a cependant toujours été contesté en raison du principe constitutionnel de séparation entre la religion et l'Etat qui interdirait normalement toute visite de Premier ministre ou de l'Empereur dans cette enceinte religieuse.
La controverse s'est transformée en polémique quasi-annuelle depuis que la presse a révélé en 1979 que les noms de 1 068 criminels de guerre avaient été inscrits un an plus tôt dans le registre sacré du temple. Parmi ceux-ci figurent 14 anciens dirigeants nippons exécutés par pendaison comme le Premier ministre Hideki Tojo.
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