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Français>>Vie SocialeMise à jour 15.08.2012 13h41
80% des jeunes de la « seconde génération riche » chinoise ne souhaitent pas reprendre l'entreprise familiale

A l'heure actuelle, l'âge moyen des entrepreneurs chinois qui ont réussi est de 52 ans. Cela signifie que dans les dix ans à venir, les enfants de ceux-ci devraient commencer à leur tour à s'occuper de l'entreprise familiale. D'après M. Yu Mingyang, professeur à l'Université des Communications de Shanghai, le remplacement de ces entrepreneurs dans la gestion des entreprises par leurs enfants est inévitable, mais il existe quand même des difficultés avant que ce remplacement puisse être réalisé avec succès.

La seconde génération devrait d'abord parfaire ses compétences :
Aux yeux d'un jeune Chinois issu d'une famille ordinaire, avoir une entreprise familiale et pouvoir s'en occuper un jour, c'est une chance et un bonheur. Cependant, selon une enquête menée par M. Yu et son équipe auprès de 182 entreprises familiales qui ont le mieux réussi en Chine, seulement 18% des jeunes riches montrent une volonté de gérer l'entreprise paternelle. 82% d'entre eux soit succèderaient à leur père involontairement soit ne souhaitent simplement pas être successeurs, parce qu'ils ont connu l'amertume et les difficultés de leurs parents dans la création et la gestion de leur entreprise.

« Quand on parle de la macro-gestion de la société, il faut donner la priorité à l'amélioration de l'environnement des affaires pour les entreprises privées, en préconisant le respect des créateurs d'entreprises auprès du public », a indiqué M. Yu face à cette situation.

Bon point cependant, la majorité des ces successeurs soit ont suivi des études à l'étranger soit sont titulaires de diplômes d'universités chinoises de renom. Par rapport à leur père, ces jeunes ont davantage de connaissances en gestion d'entreprise, mais moins de combativité puisqu'ils ont peu de pression en raison de leur position particulière dans l'entreprise.

Longtemps occupés par leurs affaires, les entrepreneurs ont peu communiqué avec leurs enfants, ce qui fait que ces derniers ont développé un caractère individualiste. En outre, ayant un goût pour « l'économie virtuelle », ces successeurs sont plus intéressés par des modèles d'investissements en ligne que par la création et la gestion d'une boîte.

Les différences d'environnement et de caractère entre ces deux générations font que la succession devient difficile. Les entreprises privées n'étant pas habituées à l'emploi d'un « manager professionnel », la propriété et la gestion d'une entreprise restent confuses. En même temps, la gestion des entreprises familiales privées a beaucoup de mal à se modéliser en raison de leur manque de « valeurs dominantes ». De plus, n'ayant pas été « baptisées » par la civilisation de l'industrialisation occidentale, ces entreprises sont souvent caractérisées par un caractère arbitraire et subjectif.

Yu Mingyang a également indiqué qu'en Chine, la personnalité de l'entrepreneur peut souvent avoir un impact important sur son entreprise. Le marché chinois étant devenu mondialisé et ultra-segmenté, ces futurs entrepreneurs vont faire face à plus de défis, qui leur demanderont bien des compétences, personnelles comme sociales. Les économies réelle et virtuelle, les réseaux en ligne et hors ligne, le « hard power » et le « soft power », les actifs corporel et incorporel, les marchés domestique et international, les incitations matérielle et spirituelle, etc. font partie des éléments que doivent acquérir les futurs entrepreneurs.

Malgré de nombreux problèmes, Yu Mingyang se montre optimiste, « Ils ont de grandes perspectives, une bonne éducation, l'aide de leurs parents, un talent de dirigeant. Ce qu'il leur faut encore pour gérer au mieux leur entreprise, c'est un environnement amélioré et un guide complet. Ces jeunes portent l'espérance de développement des entreprises privées en Chine dans l'avenir. »

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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