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Français>>Vie SocialeMise à jour 29.03.2011 13h40
Les Tibétaines choisissent de plus en plus l'hôpital pour accoucher
Tsering Chozom tient son bébé et discute avec une compagne de chambre à l'Hôpital du Peuple de Lhasa, capitale de la Région autonome du Tibet, le 17 mars.

Quand elle a donné naissance à son deuxième enfant à l'Hôpital du Peuple de Lhasa, capitale de la Région Autonome du Tibet, Tsering Chozom, âgée de 31 ans, était tout sourires.

Accompagnée de son mari, Tashi Tsering, Tsering Chozom a voyagé environ 1 000 km depuis sa ville natale dans le Comté de Nagqu vers Lhasa pour l'accouchement.

Elle a accouché le 15 mars sans grands problèmes, bien que les médecins aient d'abord craint que son petit garçon soit en danger, du fait de sa position délicate dans l'utérus et parce que le cordon ombilical était enroulé autour de son cou.

Les soins médicaux donnés aux femmes enceintes ont fait des progrès gigantesques dans la région autonome ces dernières années, largement du fait de politiques encourageant les femmes à accoucher dans les hôpitaux et d'un afflux d'argent public et privé qui permet de payer pour les soins médicaux nécessaires, d'après Phurbu Drolma, Directrice du Département de la Santé du Tibet.

« Comparé à l'an 2000, le taux de mortalité infantile en 2010 a baissé à 292,1 décès pour 100 000 femmes parturientes, et le taux de mortalité infantile a baissé à 14,59 décès pour 1 000 naissances », a dit Phurbu Dolma au China Daily.

« Le pourcentage de femmes (tibétaines) qui accouchent à l'hôpital a augmenté à 53,57% en 2010, ce qui est un progrès considérable quand on le compare aux 2,9% (qui accouchaient à l'hôpital) en 1989 », a t-elle dit.

Dans le passé, les Tibétaines accouchaient généralement à domicile, en partie du fait qu'aller à l'hôpital était plutôt rare dans leur culture, et en partie aussi parce que les hôpitaux étaient rares dans les zones rurales.
Mais la situation a changé.

Tsering Chozom a dit qu'elle a choisi d'accoucher à l'hôpital parce que « c'est plus sûr et plus pratique ».

« Notre premier fils a maintenant un an et demi », a t-elle dit alors qu'elle se reposait dans une salle, son fils nouveau-né dans les bras. « Lui, il est né à l'Hôpital du Peuple de Nagqu. Cette fois, nous sommes venus à Lhasa parce que les conditions médicales sont meilleures ici ».

Alors qu'elle était en train de parler, Xiong Ying, une infirmière-chef du service de gynécologie et d'obstétrique de l'hôpital, est venue dire au couple d'éviter de placer le bébé dans des couvertures trop épaisses.

« Nous voyons de plus en plus de femmes venant des zones agricoles et de pâturage venir ici pour accoucher », a dit Mme Xiong.

« Dans les temps anciens, les Tibétains estimaient qu'accoucher n'était pas quelque chose dont il fallait se préoccuper. Nombreuses étaient celles qui accouchaient simplement chez elles, ce qui causait le décès de nombreuses femmes et de nombreux bébés ».

« Mais aujourd'hui, lors des périodes les plus chargées, nous avons pas moins de onze naissances chaque jour. Parfois, nous devons même ajouter des lits dans les couloirs ».

Ao Dexiu, Directrice adjointe de l'hôpital, dit que les autorités sanitaires encouragent les femmes des zones rurales à accoucher à l'hôpital.

« Chaque femme enceinte reçoit une 'carte verte', qui lui assure des soins médicaux gratuits dans n'importe quel hôpital du Tibet », a dit Mme Ao.

« Jusqu'à présent, les gouvernements central et local ont alloué plus de 70,56 millions de Yuans (10,7 millions de Dollars US). L'argent d'autres sources a également totalisé plus de 30 millions de Yuans et 1,67 million d'Euros », a dit Phurbu Drolma.

A la fin de 2010, les villes du Tibet comptaient sept centres offrant des soins aux mères et aux nouveaux-nés, tandis que les zones rurales en possédaient 51, a t-elle dit.

Mais même ainsi, Mme Ao dit que son hôpital doit faire face à une pénurie de personnel médical.

« Le service de gynécologie et d'obstétrique est le plus chargé de l'hôpital », a t-elle dit. « Idéalement, pour chaques dix patientes, nous devrions avoir cinq ou six infirmières pour s'occuper d'elles. Mais nous n'avons que quatre infirmières pour dix patientes ».


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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