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Français>>Vie SocialeMise à jour 26.01.2011 16h20
Un « mariage gay » à Beijing

Quand Da Wen a dit « oui » à Xiao Qiang lors de leur « mariage » dans un restaurant de Beijing samedi, il s'agissait d'une union qui ne visait pas seulement à unir deux personnes amoureuses, mais aussi d'une tentative pour renforcer le combat contre le Sida.

Les deux hommes, qui savent très bien que le mariage homosexuel n'est pas reconnu par la loi chinoise, ont cependant tenu à déclarer leur union en public, comme un exemple pour tous les autres couples homosexuels en Chine.

Bien que leur « mariage » ne puisse être enregistré officiellement, le couple a tout de même reçu un certificat comprenant la photo des deux hommes et le sceau du « Comité Chinois du Mariage Heureux », une organisation sans existence légale.

Xiao Dong, Directeur d'une équipe de volontaires pour la prévention du Sida à Beijing, a déclaré que ce genre d'unions aiderait les membres de la communauté gay à lutter contre le Sida.

D'après lui, en effet, le mariage permettrait de sceller les relations et d'éviter les changements fréquents de partenaires sexuels.

M. Xiao pense que le manque d'un texte de loi régissant les mariages entre personnes du même sexe en Chine rend difficile le maintien des relations dans les couples homosexuels.

Les membres des communautés homosexuelles ont souvent plusieurs partenaires sexuels du fait de l'absence de lois, ce qui accroit très fortement le risque pour eux d'être touchés par le Sida, a t-il dit.
« Toute tentative permettant de lutter contre le Sida vaut la peine d'être essayée, y compris le mariage homosexuel », a dit M. Xiao dans un entretien avec le Beijing Times.

Le couple n'avait invité que ses amis de la communauté gay de Beijing à la cérémonie.

Quand les deux hommes se sont enlacés mutuellement après la cérémonie, promettant qu'ils s'aimeraient l'un l'autre pour toujours, cela semblait être un moment plein de joie et d'émotion. Mais derrière cet évènement, il y a une histoire poignante.

Da Wen, originaire de Beijing, n'a en effet compris qu'il était homosexuel qu'il y a trois ans, alors qu'il était marié er père de famille.

Sachant qu'il ne pourrait conserver ce secret éternellement, il s'en est ouvert à son épouse et lui a demandé de divorcer, ce qu'elle a refusé, ne voulant pas que son enfant soit le fruit d'un ménage brisé.

Cependant, Da Wen a rencontré un jour Xiao Qiang, natif du Henan, lors d'une soirée, et cela a été le coup de foudre.

Ce « deuxième mariage » de Da Wen ne saurait pourtant être qualifié de bigamie, puisque la loi chinoise ne fait aucunement mention du mariage homosexuel.

Il y a toutefois eu une voix dissonante après la cérémonie, critiquant son objectif de prévention du Sida.

Tony Zhen, Directeur de Shanghai Leyi, une organisation qui apporte son aide aux travailleurs du sexe, a dit : « C'est bien difficile de voir où est le lien entre le mariage et la prévention du Sida ».

D'après lui, en effet, les homosexuels pourraient très bien avoir d'autres partenaires sexuels même après leur mariage, et si jamais un « époux » découvrait qu'il existe une autre relation amoureuse, aucune loi sur le mariage ne le protègerait.

De son côté, il a dit qu'il était amoureux d'un autre homme depuis plus de dix ans, mais qu'il n'envisagera pas le mariage avant que les Chinois n'aient appris à accepter la communauté homosexuelle.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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c4EST LEUR AFFAIRE. LA LOI NE DEVRAIT PAS INTERFERER.
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