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Français>>Vie SocialeMise à jour 04.08.2010 14h42
Vers une réglementation des dons en faveur du séisme de Yushu

Les autorités centrales ont demandé aux oeuvres de charité situées en dehors de la province du Qinghai, dans le Nord-Ouest de la Chine, de transférer tous les dons faits en faveur du séisme de Yushu aux autorités chargées des affaires civiles de la province, qui a été touchée par un tremblement de terre de magnitude 7,1 au mois d'avril dernier, afin que l'argent récolté puisse être utilisé de manière collective.

Une circulaire sur la gestion et l'utilisation des fonds de secours pour le séisme de Yushu publiée conjointement lors du week-end dernier par cinq départements du gouvernement central, dont le Ministère des Affaires Civiles, demande ainsi à quinze organisations philanthropiques nationales de reverser les fonds de secours au séisme qu'elles ont collecté au département des affaires civiles du Qinghai, à la Société de la Croix Rouge de Chine ou à la Fédération Chinoise des Oeuvres de Charité du Qinghai.

D'après la circulaire, cette décision a été prise pour mieux utiliser et mieux suivre la trace des dons.

D'après des chiffres du Bureau National d'Audit, l'argent et les matériaux collectés pour Yushu, provenant tant de Chine que de l'étranger, se montent a environ 10,66 milliards de Yuans (1,57 milliards de Dollars US). De cette somme, près de 9,84 milliards de Yuans n'avaient pas été dépensés à la date du 9 juillet.

Des membres de la Société de la Croix Rouge Chinoise et de la Fédération Chinoise des Oeuvres de Charité, organisations qui ont reçu plus de 2 milliards de Yuans pour le séisme de Yushu, ont confirmé qu'elles transfèreraient les dons aux agences compétentes au Qinghai, tandis qu'au moins dix fondations à financement public n'ont encore donné aucune indication allant dans ce sens, a rapporté mardi le 21st Century Business Herald de Guangzhou.

Un proche du Fonds des Enfants et Adolescents de Chine a de son côté exprimé des doutes sur la possibilité que cette décision puisse effectivement permettre de rassembler les dons, « car nous avons déjà établi notre plan d'aide et alloué des fonds pour des projets de secours peu de temps après que le séisme soit survenu », a dit cette personne au China Daily, sous condition du respect de son anonymat (ce fonds est lui-même sur la liste des quinze organisations sociales concernées par la circulaire).

« Mais je reconnais volontiers que ce serait plus difficile et plus coûteux de mener les travaux de secours sans l'aide du gouvernement local ».

Pour Ge Daoshun, professeur en politiques sociales à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales, dans le cas présent, les bonnes intentions peuvent être quelque peu chamboulées par la réalité.

« Le texte adopté par les autorités centrales vise à rassembler les ressources sociales et ensuite à les utiliser de manière plus efficace », a-t-il dit. « Mais le résultat pourrait ne pas être aussi idéal si les organisations non gouvernementales (ONG) sont exclues du processus de décision et d'application des travaux de secours au désastre ».

« Nous devrions respecter la volonté des donateurs sur qui va et comment utiliser les fonds donnés », a-t-il dit. « Les gens choisissent de donner de l'argent à des oeuvres de charité ou des fondations parce qu'ils pensent que les ONG ont leurs avantages, en particulier parce qu'elles concentrent leur attention sur les défavorisés ».

Un plan de reconstruction intégré, a dit M. Ge, est essentiel, et peut être utilisé pour éviter les chevauchements dans le travail. Les ONG, les entreprises, et même les individuels, a-t-il ajouté, devraient être encouragés à entrer dans le processus.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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