Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>SportsMise à jour 13.04.2011 08h55
Un marathon glacial

Un marathon au Pôle nord. Si vous ne craignez pas de fouler les banquises de l'Arctique, si vous pensez pouvoir résister au froid polaire, vous êtes faits pour rejoindre les cohortes des marathoniens de l'extrême. Le week-end dernier, ces coureurs d'élite ont pris part à la course la plus glaciale du monde.

Nous sommes au Pôle Nord. Les marathoniens s'apprêtent à relever un défi peu commun : achever les 42,195 km traditionnels du marathon par une température négative.

Jon Smith

Compétiteur britannique



"C'est le Pôle nord, à mille lieu du confort auquel on est habitués dans notre vie quotidienne. Mais on est là pour défier nos propres limites dans un environnement qui nous est totalement étranger. Et je suis certain qu'au final, nous nous sentirons extrêmement fiers de ce que nous avons réalisé."

Richelle Turner

Compétitrice australienne

"Physiquement, vous avez besoin de la plénitude de vos moyens, comme pour une course sur route. Mentalement, ça risque d'être plus difficile encore, non seulement du fait de la surface - de la neige en grande partie - mais aussi du fait des températures, puisqu'il fait plutôt frisquet comme vous pouvez le constater."

Smith et Turner sont deux des 27 participants à la course. 12 pays et 6 continents sont représentés. Le départ de la course a été retardé d'une journée à cause d'une crevasse d'un mètre de large qui s'est ouverte sur la piste d'aterrissage de l'aéroport local, compromettant la sécurité des manoeuvres des avions des participants. C'est à 22h que les marathoniens se sont finalement élancés dans la nuit polaire, aussi claire que le jour puisque le Pôle nord bénéficie des rayons solaires 24h par jour en cette période de l'année. Courir au pôle nord revient à courir sur la mer Arctique, une expérience unique pour ces marathoniens qui ont l'habitude de fouler le sol. Mais, courir dans la neige réclame également un surcroît d'énergie considérable et les stries de la glace devraient également rendre la course plus ardue. Tous les compétiteurs ont dû protéger leur peau et, pour des raisons de sécurité, les coureurs ont été suivi tout au long du circuit dont le tracé dans le camp russe était signalé par des marqueurs. Les coureurs ont dû achever neufs tours du circuit. A l'issue de chaque tour, il leur était donné la possibilité de faire une pause dans une tente de restauration où ils pouvaient se réchauffer et s'hydrater en ingurgitant des boissons ou encas. Dans la catégorie masculine, c'est le Hongrois Istvan Toth qui a remporté la course cette année, en 4 heures, 54minutes et 03 secondes. La température extérieure était de -32 degrés Celsius pendant une bonne partie de la course. (Up nature sound) Tous les coureurs sont parvenus à boucler la course et tous ont apprécié l'expérience.

David Brogan

Compétiteur britannique

"Oh, ç'a été absolument fantastique. Vraiment du gros boulot, un sacré défi que la glace, mais fantastique, absolument fantastique !"

5 femmes ont participé à la série féminine. Richelle a dominé la course depuis la première foulée. Tous les participants ont toutefois remporté le défi qu'ils s'étaient lancé à eux mêmes, puisque tous sont parvenus à finir le marathon.



Source: CCTV

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le vice-président chinois appelle à la stabilité en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord
La Chine lance son 8e satellite pour son réseau de navigation international
La guerre en Libye est devenue une « patate chaude » pour l'Occident
Les chiffres des dépenses de sécurité publique de la Chine déformés par les médias étrangers
La Chine et l'Inde, moteurs de la croissance asiatique
Nicolas Sarkozy cherche à atténuer le rôle de la France dans la guerre contre la Libye
La Boîte de Pandore a été ouverte en Libye