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Français>>SportsMise à jour 07.09.2009 10h49
Mamadou Keïta, l'espoir de l'escrime sénégalais aux prochains Mondiaux (REPORTAGE)

Par Bineta DIAGNE

DAKAR, 5 septembre (Xinhua) -- Double champion d'Afrique au sabre, le Sénégalais Mamadou Keita incarne les espoirs du Sénégal aux prochains Championnats du Monde d'escrime qui se tiennent du 30 septembre au 8 octobre en Turquie.

Sous un préau du stade Léopold Sédar Senghor, Mamadou Keïta, double champion d'Afrique au sabre et classé 24ème mondial, prépare avec Moustapha Diagne et son jeune frère Ibrahima, les prochains mondiaux d'escrime. L'ambiance est bonne enfant, mais les jeunes escrimeurs consolident leurs acquis avec sérieux.

Electricien de formation, Mamadou Keïta, 25 ans, se consacre exclusivement à l'escrime, depuis six ans. A 19 ans, il s'inscrit dans un club de la Médina, le Sifa (Senegalese international fencing academy), créé par un maître d'arme américain, qui lui apprend à manier l'épée, puis le fleuret.

En 2003, il rejoint la sélection nationale. Son nouveau maître d'arme, Pape Khassoum Touré, par ailleurs premier arbitre international d'Afrique subsaharienne d'escrime, l'initie au sabre. Son atout : être gaucher.

"Sur l'ensemble des tireurs africains, il n'y avait pas un seul gaucher", observe l'entraîneur du Sénégal, maître Touré.

"Je me suis dit que si je prends un gaucher et que je l'entraîne normalement, les gens auront dû mal à s'adapter à son jeu. J'avais misé sur ça et c'est ce qui a le plus payé", souligne- t-il.

Keïta voit dans le sabre une occasion "de s'exprimer, car c'est un sport de combat qui demande le réflexe et le physique". Très vite, il prend goût au sabre, une arme de vitesse, et s'entraîne tous les jours, à raison de 3 à 4h avec ses amis.

Et sa passion pour ce jeu d'arme le hisse rapidement au haut niveau. Sacré champion aux Jeux africain en 2007, "il fait sa première médaille d'or aux championnats d'Afrique en 2008 et en 2009, et réconforte sa place de champion d'Afrique au sabre", dit avec fierté l'arbitre international, lui-même champion du Sénégal aux trois armes (épée, fleuret et sabre). Derrière ce tireur en quête d'un titre mondial et olympique, se cache un passionné d'arts de combat, prompt à partager ses connaissances et divulguer la discipline dans son entourage. En effet, Keïta dispense des cours d'escrime "gratuitement dans un club de la Médina". Ainsi que dans un centre américain de Dakar, sa seule activité rémunératrice.

Aux séances d'entraînements, le champion d'Afrique est entouré de jeunes espoirs, tels que son petit frère, Ibrahima Keïta et de son co-équipier Ibrahima Konté, tous deux champions d'Afrique cadet et junior en équipe.

Keïta bénéficie surtout des enseignements d'un maître d'arme, formé à l'école internationale des maîtres d'armes de Dakar, crée en 1999 avec le soutien de la Fédération internationale d'escrime.

"L'an dernier, pour sa première participation, il (Mamadou Keïta) a fait un tableau de 64. Nous pensons pouvoir faire un tableau de 16 cette année", projette son maître d'arme.

Un challenge pour un tireur participant à seulement une compétition à l'année.

"Ce qu'il lui reste, estime maître Touré, c'est d'avoir plus de compétitions au niveau international, pour avoir l'habitude de tirer avec les autres".

Selon Pape Khassoum Touré, "à un rythme de trois compétitions par an, c'est sûr et certain que d'ici les Jeux Olympiques, il pourra faire un très bon résultat".

Lors des championnats d'Afrique d'août dernier à Dakar, le Sénégal s'est distingué au sabre, avec une médaille d'or de Keita (catégorie individuelle), une médaille d'argent par équipe chez les dames et de bronze chez les hommes.

Source: xinhua

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