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Français>>Sci-EduMise à jour 19.03.2012 17h13
Une mission spatiale chinoise ramènera des échantillons de sol lunaire

Un module chinois permettra d'ici quelques années de recueillir des échantillons de la surface de la Lune, selon un responsable du programme spatial chinois.

Les préparatifs sont bien avancés pour le lancement d'une mission lunaire et le prélèvement de 2 kg d'échantillons de sol lunaire environ, qui seront ramenés sur Terre, a-t-il précisé. Cette mission s'inscrira dans le cadre de la troisième phase du programme d'exploration lunaire.

Les ingénieurs devraient jeter les bases de ce programme cette année, a dit Hu Hao, ingénieur en chef de la troisième phase du programme d'exploration lunaire et également député à l'Assemblée Nationale Populaire, dont la session annuelle a pris fin mercredi.

La mission comportera une approche « relais », qui nécessite de la précision, et un rendez-vous d'accueil en orbite lunaire, a-t-il dit.
La mission comprendra une fusée lancée de la Terre. Un vaisseau spatial en quatre modules sera ensuite placé en orbite lunaire.

Deux modules atterriront ensuite sur la lune, et l'un d'entre eux prélèvera des échantillons de sol. Ils seront déposés dans le module ascendant qui s'envolera de la surface de la Lune avant de s'amarrer avec le module orbital. Les échantillons seront ensuite transférés depuis ce module vers celui qui sera finalement largué pour rentrer sur Terre.

Refusant de confirmer la date du lancement, bien que des articles précédents aient suggéré la date de 2017, M. Hu a indiqué que plusieurs technologies-clés doivent encore être mises au point, dont celle du lancement du module ascendant qui partira de la surface de la Lune et celle de la collecte des échantillons de sol lunaire.

« Il est impossible de connaitre les conditions que le module de descente sur la Lune affrontera », a-t-il dit.

Le sol pourrait être sableux, ou rocheux, et la collecte des échantillons de sol dépendra des conditions sur le site d'atterrissage, a-t-il précisé.

Collecter des échantillons de sol lunaire est une tâche notoirement difficile. Une mission envoyée du temps de l'ancienne Union Soviétique et qui possédait une foreuse fixée au module d'atterrissage, n'avait même pas réussi à pénétrer profondément dans la surface lunaire.

Les trois missions soviétiques avaient tout de même recueilli un peu plus de 300 grammes de sol lunaire. Les Etats-Unis ont eux eu plus de succès. Leur programme Apollo avait ramené 381,7 kg de roches et d'autres matériaux lunaires, en grande partie grâce aux astronautes. Les Etats-Unis ont par la suite donné à la Chine un gramme de sol lunaire comme cadeau en 1978. La Chine a besoin de sol lunaire pour conduire des recherches scientifiques.

Evaluer ne serait-ce que quelle quantité de sol lunaire pourra être collectée et ramenée sur Terre est difficile.

« Notre mission est aussi une mission de robotique. Les scientifiques attendent de la mission qu'elle ramène 2 kg de sol lunaire, mais la quantité précise de sol ramenée sera peut-être inférieure », a-t-il dit.
Le rendez-vous et l'amarrage en orbite lunaire posent également des défis. Mais des leçons peuvent être tirées des rendez-vous et rencontres précédents entre le vaisseau spatial non habité Shenzhou VIII et le module de laboratoire de l'espace Tiangong-1, a-t-il ajouté.

« Un rendez-vous lunaire en orbite se passe à plus de 300 000 km de la Terre. Ce sera un test important pour notre télémétrie, et nos systèmes de suivi et de commandement », a-t-il dit.

Les ingénieurs ont également à résoudre le problème du retour sur terre. La capsule de retour reviendra à pleine vitesse vers la Terre, à des vitesses de 11,2 km par seconde ou presque. Cette vitesse sera plus élevée que celle du retour des vaisseaux spatiaux habités, qui eux reviendront à la vitesse de 7,9 km par seconde.

Assurer un retour en toute sécurité à cette vitesse est l'un des grands défis, a-t-il ajouté. Le programme d'exploration lunaire de la Chine comporte trois étapes : la mise en orbite, l'alunissage et le retour.
A l'heure actuelle, la Chine en est à la deuxième étape, avec trois vaisseaux spatiaux d'exploration lunaire, Chang'e-2, Chang'e-3 et Chang'e-4.

Ye Peijian, commandant en chef de la troisième sonde lunaire, Chang'e-3, membre de l'Académie chinoise des technologies spatiales, a déclaré qu'elle devrait être lancée l'année prochaine pour mener sa mission d'exploration lunaire.

Différente des deux précédents orbiteurs et des autres engins spatiaux conçus en Chine, Chang'e-3 est le premier engin spatial disposant de « jambes » pour contribuer à son alunissage, a-t-il précisé, ajoutant que les vaisseaux spatiaux habités précédents avaient utilisé des parachutes.

L'orbiteur emmènera un robot lunaire et d'autres instruments d'examen et d'observation, a dit M. Ye, qui est aussi membre de la plus haute instance consultative politique chinoise.

Le robot lunaire, pesant 100 kg, le premier engin chinois du genre, a été conçu pour fonctionner sur la lune pendant plus de trois mois et durant ce laps de temps, il rencontra des conditions extrêmes, y compris des températures inférieures à -170 C.

La Chine a lancé les sondes Chang'e-1 en 2007 et Chang'e-2 en 2010. La première a collecté un grand nombre de données scientifiques et dressé une carte complète de la lune alors que la seconde a établi une carte de la lune de plus haute résolution.

La sonde Chang'e-2 est aujourd'hui en mission d'exploration extensive à quelque 1,5 million de km de la Terre. M. Ye a déclaré qu'elle est en bon état et les scientifiques sont en train de planifier sa prochaine étape.

« Elle pourrait voler vers la Terre pour tester l'orbite de retour des véhicules spatiaux futurs ou voyager plus loin pour explorer un astéroïde », a-t-il dit.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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