Nouvelles bilingues/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>Sci-EduMise à jour 24.03.2011 16h49
Un modèle informatique simple pourrait prédire les « séismes à tsunami »

Les systèmes d'alerte au tsunami pourraient bientôt bénéficier d'un modèle informatique simple pouvant prédire de façon plus précise les séismes susceptibles de causer des tsunamis de grande taille et destructeurs.

Ces séismes à tsunami, rares, se déclenchent plus lentement et causent des vagues de tsunami beaucoup plus fortes, telle que la vague de 17 mètres qui a suivi le séisme de magnitude 7,8 à Sumatra, en Indonésie, en octobre dernier, plus fortes que lors des « séismes de subduction » d'une même magnitude, et qui sont plus communs. Ainsi en a t-il été du tremblement de terre de magnitude 9.0 qui a touché le Japon le 11 mars dernier, qui a provoqué des vagues allant jusqu'à 10 mètres.

Les systèmes d'alerte existants peuvent « oublier » les tsunamis causés par ce genre de séismes ou prédire des vagues beaucoup plus petites, d'après Andrew Newman, scientifique à l'Institut de Technologie de Georgie, aux Etats-Unis, dont l'équipe a mis au point un nouveau système, le RTerg (Realtime erg), qui a été décrit dans la Revue Geophysical Research Letters au début de ce mois (le 5 mars).

« Les séismes à tsunami à rupture lente sont difficiles à observer et peuvent être mal représentés par les systèmes actuels ... ils provoquent un tsunami beaucoup plus fort que celui qui était prévu selon la magnitude du séisme ».

La Rterg utilise les données, provenant de quelque 150 stations sismiques, concernant l'énergie dégagée par un séisme et le taux de rupture pour calculer de combien de temps a besoin l'énergie du tremblement de terre pour se construire.

Le rapport entre les deux est idéal pour identifier les séismes à tsunami, parce qu'une déficience en énergie radiante et une période de rupture étendue sont caractéristiques de ce genre d'évènements, a dit M. Newman.

Utilisant des données en direct, Rterg a identifié le séisme de Sumatra comme étant un possible séisme à tsunami en huit minutes et demi. L'équipe est actuellement en train de travailler sur une réduction supplémentaire de ce délai d'alerte.

M. Newman a dit que n'importe quel centre de traitement des tremblements de terre ou d'alerte au tsunami qui reçoit ces informations sismiques mondiales en temps réel devrait pouvoir facilement adopter la méthodologie.

Mais l'outil n'est pas encore prêt pour une distribution générale.

« Puisque le code a été écrit par des scientifiques de la terre, et pas par des informaticiens, nous devons réécrire les codes cette année pour fournir une version plus standardisée aux centres d'alerte au tsunami », a dit M. Newman.

Jörn Lautaerjung, Directeur de l'Unité Tsunami à la Commission Géographie de l'UNESCO, a dit à SciDev.Net: « Cet outil pourrait améliorer la prévision des tsunamis qui prennent plus de dix minutes pour atteindre le rivage. S'il est plus rapide que les systèmes employés par les centres de pré-alerte au tsunami, ceux-ci pourraient avoir intérêt à l'intégrer dans leur logiciel sismique ». Bernardo Aliaga, Directeur actuel de l'Unité Tsunami à la Commission Océanographique de l'UNESCO, a déclaré : « Le système de RTerg fait avancer notre connaissance de la façon dont les tremblements de terre lents capables de produire d'un tsunami se comportent. Il serait idéal de pouvoir le tester dans des conditions réelles et dans un centre d'alerte ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le PM chinois rencontre le ministre des Affaires étrangères de la République de Corée
Les investissements chinois directs sont bienvenus aux Etats-Unis
Venez voir par vous-même ce qu'est le vrai Tibet
Où en est la situation chinoise de contrôle du tabac?
Les attaques contre la Libye cachent des raisons politiques derrière
Les attaques sur la Libye pourraient conduire à l'anarchie
Pourquoi la France s'est-elle portée à l'avant-garde contre Kadhafi ?