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Français>>Sci-EduMise à jour 11.01.2011 16h09
Vous voulez trouver un boulot ? Alors faites attention à votre anglais…

En Chine, il y a un examen d'anglais qui attire de plus en plus de jeunes diplômés à la recherche d'un emploi et de cols blancs qui ont envie de grimper l'échelle des carrières, d'après ATA Co, le plus grand pourvoyeur de services professionnels d'examen, d'évaluation et de services liés en Chine.

« En 2008, 100 000 personnes ont passé le Test of English for International Communication (TOEIC). Le nombre a triplé pour passer à 300 000 en 2010, et il devrait atteindre 500 000 en 2011. Dans les trois à cinq ans qui viennent, le nombre devrait dépasser les 5 millions », a dit Wang Lin, Président de l'entreprise.

Développé par Educational Testing Service (ETS), la plus grande organisation mondiale privée à but non lucratif d'examen et d'évaluation, le TOEIC est un examen de langue anglaise destiné à mesurer les capacités en anglais de tous les jours des personnes travaillant dans un environnement international –en d'autres mots, cela mesure votre niveau de compétence en tant qu'utilisateur de la langue anglaise à votre poste.

La Chine va devenir le plus grand marché du TOEIC dans un proche avenir du fait du développement rapide des entreprises chinoises et de leur désir de prendre une part du marché mondial, a dit Feng Yu, Directeur du Global Management Education Testing Service, lors d'une visite effectuée à Beijing en décembre dernier.

« Plus une entreprise est mondiale, plus ses exigences en matière de gestion et de communication sont élevées », a-t-il dit. « Bien que les entreprises chinoises n'aient pas encore bien compris l'importance de la valeur du TOEIC pour évaluer l'anglais des affaires, elles devraient rattraper leur retard très rapidement, car la demande pour une meilleure compétitivité s'accroit ».

D'après ETS, plus de 10 000 entreprises dans le monde reconnaissent les scores au TOEIC comme une référence pour juger des compétences en anglais des candidats.

« Le TOEIC est très populaire dans le monde. En Asie, il a été largement adopté par des entreprises au Japon et en Corée du Sud. Aussi, d'après moi, même le chiffre de 10 000 est sous-évalué. Et il est en augmentation », a dit M. Wang.

« Le TOEIC sert de test standard pour la sélection du personnel pour des postes à l'étranger au Ministère du Commerce. Actuellement, quelque 100 grandes entreprises en Chine, tant publiques que privées, commencent à utiliser les résultats au TOEIC pour leur recrutement de diplômés », a-t-il dit.

D'après M. Wang, certaines entreprises exigent déjà de leurs membres du personnel de passer le TOEIC en tant que condition pour conserver leur poste actuel, et un score élevé au TOEIC les fera avancer dans l'échelle des carrières.

« C'est un examen qui fait autorité. Et nous allons faire en sorte que davantage d'entreprises prennent conscience de ce test et de son utilité », a-t-il ajouté.

Le TOEIC est l'un des maillons de la chaîne industrielle en pleine croissance de l'industrie des examens et de la formation à l'anglais en Chine.

« Du fait des nombreux tests d'anglais existant en Chine, il y en a certains qui fonctionnent comme le TOEIC, mais aucun n'a été considéré comme le test standard de compétences en anglais professionnel. Le marché de la formation au TOEIC est très prometteur », a dit Yu Minhong, fondateur et président de New Oriental Education and Technology Group Inc, un des plus grands pourvoyeurs de services d'éducation privée en Chine.

Une alliance a été conclue entre ces deux géants. En novembre, MM. Wang et Yu ont signé un accord de coopération d'exploration du marché pour le TOEIC.

« Un jour viendra où tous les apprenants de l'anglais se rassembleront dans les salles de classe de New Oriental. Si vous avez l'intention de partir à l'étranger, vous participerez aux programmes du Test of English as a Foreign Language (TOEFL, test d'anglais langue étrangère) et de l'International English Language Testing System (IELTS, système d'examen de langue anglaise), et si vous voulez trouver un travail, vous viendrez aux cours de TOEIC », a dit M. Wang sur un ton mi-goguenard.

S'agissant de la concurrence entre eux deux, M. Wang a dit : « Pour ma part, il n'y a aucune concurrence avec lui (M. Yu), car nos objectifs sont différents –je me concentre sur l'offre de tests, tandis que lui se concentre sur la formation ».

Afin de concrétiser leur alliance, les deux entreprises ont édité le premier guide officiel pour le TOEIC.

« Pour dire les choses honnêtement, je suis en bas de la chaîne. Si le test rapporte 1 Yuan (15 Cents) du marché, la vente de livres de test et d'autres matériaux rapportera 5 Yuans, et ce sont les programmes de formation qui rapporteront le plus, environ 10 Yuans », a dit M. Wang.

« Pour le seul TOEIC, l'échelle du marché sera des milliards de Yuans », a-t-il ajouté.

Bo Yang est dans sa dernière année d'université à Beijing. Au début de l'année dernière, elle a passé un test du TOEIC.

« Je l'ai fait parce que cela devient de plus en plus populaire et que mes amis m'ont dit que ça m'aiderait à trouver un travail », a-t-elle dit.

« Le test n'a pas été très difficile pour moi. Les points sur lesquels portaient le vocabulaire et l'usage étaient différents des tests d'anglais ordinaires de l'université, mais pour être honnête, dès l'instant où votre anglais est suffisament bon, il n'y a guère de différence », a-t-elle dit.

D'après l'entreprise de M. Wang, le TOEIC coûte 374 Yuans pour les étudiants d'université et 608 Yuans pour les autres.

Melle Bo a également dépensé environ 100 Yuans en matériel d'entrainement.

« Cela m'a coûté plus de 500 Yuans en tout pour ce test, et je ne me suis pas inscrite au moindre programme de formation, ce qui m'aurait coûté encore au moins 1 000 autres Yuans. Mais un test d'anglais ordinaire à l'université coûte moins de 20 Yuans », a-t-elle dit.

« Certaines entreprises ne connaissent pas encore le TOEIC, et la plupart du temps, pour elles, cela ne vaut pas plus que n'importe quel certificat d'anglais d'un établissement d'enseignement supérieur. Dans certains cas, les entreprises préfèrent les résultats du TOEFL ou de l'IELTS », a dit Melle Bo.

Jin Shuai, qui travaille dans le service des ressources humaines d'une société de pièces automobiles d'origine allemande à Shanghai, fait écho à l'avis de Melle Bo.

« Dans mon entreprise, nous exigeons des candidats qu'ils nous donnent des résultats au TOEFL ou à l'IELTS. Pour ce qui est du TOEIC, j'en ai personnellement entendu parler, mais dans notre évaluation de recrutement des connaissances en anglais, ça ne vaut guère plus que les tests d'anglais des établissements d'enseignement supérieur », a dit Mme Jin.

« Et l'entreprise n'exige pas de ses employés qu'ils passent le test pour conserver leur poste actuel », a-t-elle ajouté.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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