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Français>>InternationalMise à jour 08.04.2012 09h42
Les Etats-Unis sont responsables de la hausse des dépenses militaires en Asie

Récemment, deux groupes de réflexion, l'Institut International d'Etudes Stratégiques de Londres et le Stockholm International Peace Research Institute, qui se trouve en Suède, ont publié des rapports de recherche sur les dépenses militaires en Asie, en faisant du battage sur le soi-disant scénario de « course aux armements asiatique » et attribuant cet accroissement des dépenses militaires à une réaction des pays asiatiques face à l'émergence de la Chine.

L'Institut International d'Etudes Stratégiques indique dans son rapport Military Balance 2012, qui vient d'être publié, que les dépenses militaires en Asie pourraient dépasser celles de l'Europe cette année, concluant que l'on constate une course aux armements classique en Asie, avec la Chine d'un côté et les pays asiatiques voisins de l'autre. Le rapport indique que la croissance des dépenses militaires de la Chine sont la principale raison du retour des États-Unis en Asie.

Selon l'étude du Stockholm International Peace Research Institute, publiée en mars, l'Asie est devenue le plus grand importateur régional d'armes et en 2011 les cinq plus grands importateurs d'armes étaient tous en Asie.

Mais, à cet égard, la réaction de l'Occident s'apparente à une tempête dans un verre d'eau. La croissance des dépenses militaires de l'Asie, y compris celles de la Chine, est légitime, rationnelle et inévitable.

Premièrement, l'augmentation des dépenses militaires en Asie est le résultat naturel du développement économique rapide et soutenu de l'Asie. Les pays asiatiques sont, d'une manière générale, de plus en plus à l'aise, il est donc compréhensible que, pour eux, cela ait pour conséquence une augmentation de leurs dépenses de défense. Deuxièmement, afin de préserver leurs intérêts économiques croissants et leur développement, y compris leurs intérêts outre-mer et la sécurité des routes maritimes, et de relever les défis posés par le terrorisme, le séparatisme ethnique et l'extrémisme religieux, les pays asiatiques augmentent leurs dépenses militaires pour sauvegarder leur unité nationale et leur intégrité territoriale.

Troisièmement, le total des dépenses militaires de l'Asie est encore limité. Selon le rapport de l'Institut International pour les Etudes Stratégiques, les pays asiatiques ont dépensé 262 milliards de Dollars US pour leur défense en 2011, soit moins que l'Europe, qui a dépensé pour cela près de 270 milliards de Dollars US. En outre, le niveau de dépenses par habitant en Asie reste sensiblement inférieur à celui de l'Europe.

Si le budget de la défense en Asie sera supérieur à celui de l'Europe cette année, c'est tout simplement parce que les pays européens ont réduit leurs budgets militaires à la suite de la crise de la dette souveraine.

Et par rapport aux dépenses militaires des États-Unis, celles de l'Asie sont beaucoup plus faibles. Malgré les pressions sans précédent pour une réduction de leur déficit budgétaire, le budget militaire américain pour l'exercice 2013 se montera à pas moins de 613,9 milliards de Dollars US.

Quatrièmement, les questions complexes, telles que les différends territoriaux, frontaliers et maritimes, les opérations antiterroristes, les questions nucléaires et la nécessité de sécuriser les ressources et l'énergie et de maintenir l'influence régionale, ont conduit à la hausse des dépenses militaires en Asie.

Un manque de confiance et des doutes et malentendus au sujet de l'émergence de la Chine ont également, dans une certaine mesure, donné naissance à un « dilemme de sécurité ». La coopération en matière de sécurité entre les pays asiatiques se situe loin derrière la coopération économique, qui elle est prospère.

Cinquièmement enfin, la modernisation de l'armée chinoise ne représente seulement qu'une partie des dépenses militaires de l'Asie et ce n'est pas la Chine qui dépense le plus. Les trois plus grands importateurs d'armes de 2007 à 2012 ont en effet été, dans l'ordre, l'Inde, la Corée du Sud et le Pakistan. L'Inde a également été le premier importateur en 2002-2006 et elle va augmenter ses dépenses militaires de 17 % cette année. La Chine prévoit elle une augmentation de 11 %.

Pendant ce temps, les efforts renouvelés des États-Unis en vue de renforcer et d'ajuster leur déploiement militaire dans la région Asie-Pacifique face à l'émergence des puissances régionales a non seulement aggravé les tensions militaires en Asie, mais a aussi conduit à l'aliénation et même à la confrontation entre les pays asiatiques, avec pour conséquence de stimuler davantage les dépenses militaires de l'Asie.

Les Etats-Unis mettent faussement l'augmentation des dépenses militaires des pays voisins sur le compte de l'émergence de la Chine, mais ils restent cependant le principal bénéficiaire des dépenses militaires de l'Asie. Les Etats-Unis restent en effet en tête des fournisseurs d'armes mondiaux et ils ont représenté 30 % de toutes les exportations d'armes entre 2007 et 2011.

En fait, les États-Unis, dans le cadre de leur stratégie de « retour en Asie » attisent la flamme des différends entre la Chine et certains pays voisins, cela dans le but de contrôler la situation de sécurité en Asie et, bien sûr, de vendre plus d'armes. Et il n'est pas inintéressant de noter que le Département américain de la Défense est aussi le plus grand employeur du pays… C'est même, d'ailleurs, le plus grand employeur du monde.

Les pays asiatiques doivent rester vigilants et être conscients que les États-Unis tentent de semer la discorde en Asie afin d'en récolter les bénéfices.

La Chine a toujours adhéré à un chemin de développement pacifique et s'est engagée sur le chemin de la coexistence pacifique avec ses voisins. La Chine est devenue le premier partenaire commercial d'un certain nombre de ses voisins. En 2011, le volume du commerce entre la Chine et d'autres pays asiatiques a atteint 1 900 milliards de Dollars US.

Cela montre que le développement pacifique est en fait un sentiment populaire et une tendance générale en Asie.

L'auteur est Directeur adjoint de l'Institut de Recherche sur les Politiques Mondiales, qui dépend de l'Institut Chinois des Relations Internationales Contemporaines.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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