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Français>>InternationalMise à jour 31.12.2011 08h07
Il est peu probable que la mission de la Ligue arabe mette fin aux agitations en Syrie rapidement (ANALYSE)

Une mission d'observateurs de la Ligue arabe (LA) en Syrie mène ses activités de surveillance sur le terrain dans un contexte de violence et d'"attaques terroristes" dans les villes syriennes instables. Cependant, au lieu de plaire au gouvernement syrien, aux groupes d'opposition et à la communauté internationale en même temps, leur travail a suscité des conflits et accusations venant de ces trois camps.

Selon des experts, la mission ne va pas mettre fin aux violences en Syrie sans aucune difficulté, mais va permettre uniquement d'apaiser la situation, et il est encore trop tôt pour dire si l'intervention sans précédent de la LA va mettre un terme à la crise en Syrie ou non.

L'EVALUATION PRIMAIRE SUSCITE L'ACCUSATION

Plus tôt, Mohammad Mustafa al-Dabi, chef de la mission d'observation, a déclaré sur la chaîne de télévision privée Addounia TV que la situation à Homs était "conciliante jusqu'à maintenant". Ses paroles ont suscité l'accusation et l'insatisfaction chez les groupes d'oppositon, qui ont affirmé que "cela était le contraire de la vérité", tout en doutant de l'impartialité de la mission.

Bourhan Ghalyoun, l'un des chefs de l'opposition qui dirige le Conseil national syrien basé en Turquie, a appelé à l'organisation d'une réunion d'urgence pour évaluer les travaux des observateurs, en affirmant que le rôle d'intermédiation de la LA avait fait gagner plus de temps pour le régime syrien.

D'autres chefs de l'opposition ont également accusé la mission de la LA d'avoir collaboré avec le gouvernement syrien, citant la médiation de M. al-Dabi au Darfour, qui a été jugée, par une grande majorité des Soudanais, comme "un jeu pour secourir le régime en place".

Cependant, le président de l'Organe national de coordination (opposition), Hassan Abdul-Azim, a déclaré que les observateurs arabes coordonnaient les efforts avec son organe et d'autres organisations, contrairement aux informations de certains partis d'opposition selon lequelles les observateurs ne collaboraient qu'avec le gouvernement syrien.

LES OCCIDENTAUX APPELLENT A PLUS D'ACCES SUR LE TERRAIN POUR LA LIGUE

Tout en reconnaissant les progrès réalisés par la mission de la LA avec la coopération du gouvernement syrien, les pays occidentaux ont appelé Damas à faire preuve d'une ouverture plus grande.

"Nous avons vu une modeste libération de prisonniers, mais il semble que les plus importants militants politiques n'ont pas été libérés. Et nous voulons également voir une Syrie plus ouverte à la presse", a déclaré jeudi la porte-parole du département d'Etat américain, Victoria Nuland.

"Donc, malheureusement, les violences se poursuivent, et le régime syrien propage toujours la violence contre son propre peuple, mais dans certaines localités où les observateurs ont été déployés, nous observons certains signes positifs, mais cela n'est pas suffisant", a-t-elle affirmé.

Mme Nuland a par ailleurs averti que si le gouvernement syrien n'a pas rempli toutes ses promesses faites envers la Ligue arabe, "davantage de mesures et plus de pression seraient nécessaires", citant d'éventuelles actions au sein du Conseil de sécurité de l'ONU et des sanctions plus strictes.

De son côté, le ministère français des Affaires étrangères a déclaré mercredi que la visite des observateurs arabes avait été trop brève pour bien évaluer la situation réelle à Homs, centre des protestations en Syrie.

Pour sa part, la Russie a exhorté la Syrie à traiter positivement avec les observateurs et à leur assurer une libre circulation.

Source: xinhua

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