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Français>>InternationalMise à jour 24.02.2011 08h45
Le Cambodge renonce à requérir auprès de la Thaïlande la signature d' un cessez-le-feu permanent (PM)

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a déclaré que son pays avait renoncé à requérir auprès de la Thaïlande la signature d'un cessez-le-feu permanent en présence du président ou d'un représentant de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du bloc régional tenue mardi matin à Jakarta.

"Je m'en suis déjà entretenu avec (le ministre thaïlandais des A.E.) Hor Namhong. Il n'est pas absolument nécessaire de demander à la Thaïlande de signer un cessez-le-feu, notre voisin ayant consenti à ce que des observateurs indonésiens se rendent dans la zone contestée", a précisé Hun Sen, au cours d'une cérémonie tenue à l'Université de Phnom Penh.

"Le Cambodge salue votre proposition (thaïlandaise) d'accepter la présence d'observateurs dans les rangs de votre armée", a-t-il déclaré, ajoutant que le Cambodge consentirait à accepter la présence d'observateurs d'Indonésiens dans le camp de l'armée cambodgienne le plus tôt possible.

"Jusqu'ici, la situation évolue dans le bon sens sur la frontière. La trêve sera observée et des observateurs dépêchés", a-t-il affirmé.

En revanche, le chef du gouvernement cambodgien s'est déclaré inquiet, mettant en doute le fait que la partie thaïlandaise maintienne sa requête d'envoi d'observateurs d'ici à l'après-midi.

Dans le même temps, Hun Sen a souligné que "le Cambodge accueillerait des observateurs pour veiller à l'application du cessez-le-feu, et qu'ils pourraient se rendre sur la ligne de front et inspecter l'artillerie et tous les sites qu'ils souhaitaient pour vérifier que rien n'était dissimulé".

"Les observateurs indonésiens sont à même de garantir l'application du cessez-le-feu", a-t-il affirmé, confiant.

La Thaïlande et le Cambodge se disputent la souveraineté d'une zone située à proximité du temple de Preah Vihear, sis à cheval entre ces deux pays d'Asie du Sud-Est.

La Cour internationale de justice (CIJ) a statué en 1962 que le temple appartenait au Cambodge, sans pour autant parvenir à résoudre le litige concernant la bande de 4,6 kilomètres carrés située en contrebas de ce monument d'une valeur artistique inestimable.

La tension qui règne entre les deux pays est montée d'un cran une semaine après que le Cambodge eut fait inscrire le temple de Preah Vinear sur la liste des sites du Patrimoine mondial, le 7 juillet 2008.

Depuis cette date, les deux parties ont massé des militaires à leur frontière, provoquant des incidents sporadiques ayant fait des victimes dans les deux rangs. Le dernier bilan des affrontements qui se sont étalés du 4 au 7 février s'élève à huit décès et à une soixantaine de blessés.

Suite aux derniers affrontements transfrontaliers, des escarmouches se sont encore produites. Les chefs d'états-majors des deux pays ont convenu d'une trêve le 5 février, mais celle-ci n'a pas été pleinement appliquée. Les deux parties ont alors tenté de résoudre leur conflit en en appelant à l'ASEAN.

Source: xinhua

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