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Français>>InternationalMise à jour 03.02.2011 09h51
Le président yéménite annonce qu'il ne briguera pas de nouveau mandat

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a déclaré mercredi au Parlement qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat présidentiel ni ne transmettrait son pouvoir à son fils.

M. Saleh, qui fait face à des protestations populaires demandant sa démission, a déclaré lors de cette réunion d'urgence du Parlement, du conseil consultatif et de l'armée, qu'il gèlerait également tout amendement constitutionnel unilatéral qui lui permettrait de rester président à vie.

M. Saleh a renouvelé son appel au dialogue avec l'opposition et promis de mener davantage de réformes politiques et économiques, promettant de mettre en oeuvre toutes les mesures nécessaires pour satisfaire l'opposition, y compris l'adoption de mesures pour reporter les élections législatives prévues en avril.

« Je présente ces réformes dans l'intérêt du pays. L'intérêt du pays est supérieur à nos intérêts personnels », a déclaré M. Saleh.

« Pas de présidence à vie, pas de transmission héréditaire du pouvoir », a-t-il dit.

Cette initiative de M. Saleh, au pouvoir depuis plus de 30 ans, survient à la veille du plus important rassemblement de protestation de l'opposition, le « jour de la colère » prévu ce jeudi, et vise à éviter une extension dans son pays des troubles qui secouent le monde arabe.

Inspirés par les manifestations anti-gouvernementales en Égypte, près de 15 000 Yéménites sont descendus dans les rues mardi à Sanaa pour réclamer le départ du président Ali Abdullah Saleh.

Ce pays a connu depuis le début de l'année une escalade des tensions entre l'opposition et le parti au pouvoir après l' adoption « unilatérale » par des députés de ce dernier le 1er janvier d'amendements de la Constitution destinés à nommer M. Saleh président à vie.

La coalition d'opposition a par la suite boycotté les sessions parlementaires et annoncé qu'elle ne participerait pas aux prochaines élections législatives, appelant à des actions de protestation contre cette « action unilatérale » du parti au pouvoir.

M. Saleh a annoncé le 23 janvier sur la chaîne de télévision étatique qu'il quitterait le pouvoir à l'expiration de son mandat en 2013.

« J'appelle nos collègues de l'opposition à nous rejoindre et devenir nos partenaire dans un gouvernement d'union nationale », a déclaré M. Saleh, ajoutant « j'appelle l'opposition à partager avec nous le pouvoir, car je ne monopolise pas le pouvoir ».

En retour, « je demande aux partis d'opposition de suspendre les manifestations de protestation », a-t-il dit.

La coalition d'opposition yéménite a salué l'initiative de réformes du président ce mercredi, tout en indiquant que les rassemblements de protestation prévus ne seraient pas suspendus et auraient lieu comme prévu.

Source: xinhua

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