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Français>>InternationalMise à jour 30.08.2010 16h40
Question des Roms : Paris rejette et dénonce la mise en cause de l'ONU (SYNTHESE)

Les autorités françaises ont rejeté et dénoncé vendredi un rapport de l'ONU qui a mis en cause le récent durcissement de la politique vis-à-vis des Roms.

La France n'accepte pas les "caricatures" ni les "amalgames", a indiqué le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, lors la conférence annuelle des ambassadeurs de France.

"Jamais le président de la République (Nicolas Sarkozy) n'a stigmatisé une minorité en fonction de son origine. Jamais nous n'accepterons qu'une minorité soit sanctionnée pour ce qu'elle est ", a souligné M. Kouchner.

Fin juillet, Nicolas Sarkozy avait annoncé le durcissement sécuritaire, après des incidents de violences survenus fin juillet à Grenoble (centre) et à Saint-Aignan (ouest), où une gendarmerie a été attaquée par des Roms à la suite de la mort d'un jeune membre de leur communauté.

Ensuite, le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé le démantèlement dans trois mois de la moitié des camps illicites construits par "les gens de voyages", et le renvoi de quequle 700 Roms.

Vendredi, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale des Nations Unies (CERD) a mis en cause dans un rapport les pratiques de la France contre les Roms, tout en l'invitant à éviter les "renvois collectifs" et les "discours politiques discriminatoires".

"Si nous acceptons la critique, nous refusons totalement ce qui relève de la caricature", a martelé François Zimeray, l'ambassadeur français chargé des droits de l'Homme, en réponse aux conclusions du CERD.

Ce rapport "se distingue par son caractère excessif et caricatural et par ses nombreuses erreurs factuelles", a déclaré Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Les ministres et les responsables ont également réaffirmé que la France respectait la législation européenne et les droits internationaux, quand elle traite les problèmes des Roms.

"La France respecte scrupuleusement la législation européenne ainsi que ses engagements internationaux en matière de droits de l'Homme", a souligné Bernard Valero, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Une part minoritaire des départs correspond à des procédures de reconduite forcée, sous le contrôle des juges administratifs et judiciaire, qui statuent au cas par cas", a précisé Bernard Valero.

La France "ne met en oeuvre aucune expulsion collective", a souligné le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

Les mesures prises à l'encontre des Roms bulgares et roumains, qui ne peuvent plus se prévaloir de leur droit au séjour ou à la libre ciculation, "ont été adoptées et mises en oeuvre conformément à la lettre et à l'esprit du droit de l'Union européenne (UE)", a indiqué M. Besson.

"Le droit français ne connaît les étrangers qu'à raison de leur nationalité. Par conséquent, les Roms ne sont pas considérés en tant que tel, mais comme des ressortissants du pays dont ils ont la nationalité", a souligné M. Besson dans un communiqué.

"Le traitement réservé à ces ressortissants l'est indépendamment de la question de savoir s'ils appartiennent ou revendiquent l'appartenance à la communauté rom", a expliqué le ministre.

"Les autorités françaises et roumaines ont commencé à mettre en place une coopération bilatérale relative à l'insertion sociale de ces populations dans leur pays d'origine et à la lutte contre la délinquance et les trafics d'êtres humains", a ajouté le porte- parole du ministère des Affaires étrangères.

La France va aussi dépêcher des responsables à Bruxelles pour discuter avec la commissaire européenne chargée de la Justice et des droits fondamentaux, Viviane Reding, et le représentant roumain.

Source: xinhua

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