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Français>>InternationalMise à jour 22.04.2010 17h27
Pourquoi les compagnies aériennes européennes se sentent-elles tout penaudes ?

Les nuages de cendres nés de l'éruption volcanique en Islande ont paralysé le trafic aérien en Europe et la plupart des compagnies aériennes européennes ont été obligées de suspendre ou d'annuler un grand nombre de leurs vols, ce qui fait que près de 6,8 millions de passagers ont été bloqués dans des aéroports. De la fermeture complète de l'espace aérien à la suspension provisoire de certains vols, de la dépendance seule du trafic aérien à l'utilisation de divers moyens de transport, dont notamment le chemin de fer, tout cela amène l'Europe à en tirer leçon en reconsidérant son attitude et son comportement face à cette crise.

L'Europe toute entière se livre à l'introspection. Les parlementaires européens : pourquoi une attente de cinq jours pour se réunir

Les officiels du département de transport de l'Union européenne ont tenu le 19 avril une vidéo-séance au niveau ministériel et le lendemain, c'est-à-dire le 20, le Parlement européen se réunit à Strasbourg, en France. Les deux réunions ont accordé une attention particulière aux deux problèmes suivants : les impacts désastreux dus aux cendres volcaniques islandaises et les mesures à prendre par l'UE pour faire face.

Les critiques venues de toutes parts accusent l'UE d'avoir une réaction trop lente et d'avoir commis des erreurs dans la gestion de la crise : l'éruption volcanique du glacier Eyjafjallajokull, en Islande s'est déclenchée le 14 avril et les cendres qu'elle a émises ont pratiquement paralysé le trafic aérien en Europe en clouant au sol les avions, ce qui occasionne aux compagnies aériennes européennes une perte journalière de 200 millions de dollars US et ce n'est que cinq jours après la fermeture de la plupart des aéroports européens que l'EU convoque une vidéoconférence des Ministres du transport de ses pays membres.

L'insuffisance de données d'études et d'observation permettant d'en faire référence a apporté pas mal de problèmes et d'obstacles au règlement de la crise. Le rédacteur de l'hebdomadaire anglais « Trafic aérien international » a écrit dans son blog que les particules granulaires des cendres volcaniques sont extrêmement fines et qu'elles s'étendent rapidement dans un espace infini, c'est pourquoi il est impossible pour les chercheurs d'utiliser les satellites pour suivre leur trace et pour connaître leur évolution. Le seul moyen c'est de prévoir en se servant de l'ordinateur pour simuler et de l'atmosphère pour prélever des échantillons.

Les associations professionnelles : une Europe tellement confuse et déconfite

Le Commissaire européen chargé des transports Siim Kallas a déclaré que l'UE n'a pas pu différencier efficacement les différents degrés de risques apportés par les cendres volcaniques à différentes régions, alors que les pays membres d l'UE « donnent des explications différentes à la même carte géographique scientifique ».

Quant à Giovanni Bisignani, Directeur général de l'Association internationale du transport aérien (AITA), il a indiqué que la présente crise montre dans toute son ampleur le comportement d' « une Europe confuse et déconfite ». Des analystes pensent que les pays membres de l'UE ont effectivement réalisé l'intégration dans certains domaines politiques, mais comme le contrôle du trafic aérien concerne la souveraineté nationale et la défense nationale d'un Etat, il est toujours assuré de façon autonome et indépendante par chaque pays lui-même.

Siim Kallas a ajouté que face à la menace des cendres volcaniques, il existe des différences quant aux mesures prises par chaque pays quant à la restriction ou à l'interdiction de vols et c'est pourquoi il s'est produit un « spectacle d'ensemble » assemblé qui manque complètement d'affinité et de cohérence. Cette situation ne peut pas durer et il est nécessaire et important pour les pays de l'UE de réaliser une gestion unifiée de l'espace aérien et de concevoir l'idée d'un Ciel unique pour l'Europe.

Les entreprises aériennes : il est impossible d'imposer des « exigences uniformes » à tous quant à la fermeture de l'espace aérien

Nombreux sont ceux, y compris des opérateurs de navigation aérienne, qui adressent des critiques à l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne (Eurocontrol) en l'accusant de faire preuve de « légèreté » en prenant la décision de fermer l'espace aérien européen et de ne pas avoir pris des mesures plus minutieuses en différenciant les cas d'après le degré des effets des cendres volcaniques sur des régions différentes. L'Hollandais membre du Parlement européen et chargé des affaires du transport pense de son côté qu'il n'est pas nécessaire pour les pays de l'UE d'appliquer la gestion unifiée de l'espace aérien européen, mais seulement de faire des efforts « pour améliorer et perfectionner le système existant. Car, la leçon que nous avons reçue c'est qu'il nous faut obtenir d'avance des informations plus justes et plus précises, afin de pouvoir dès le début dire aux passagers combien de temps doivent-ils attendre dans les aéroports ».

Alerte à l'éruption d'un autre volcan.

Un porte-parole du secteur de la protection civile de l'Islande a déclaré le 21 avril que l'éruption d'Eyjafjöll s'est affaiblie d'au moins de 80% par rapport à la journée du 17 et que la production de ses cendres serait devenue "insignifiante".

Mais ce que s'inquiètent et doutent les spécialistes et les scientifiques en la matière, c'est une autre éruption, celle du volcan Katla, situé à une vingtaine de kilomètres. Et une fois que cela se produise, ce sera alors un plus grand désastre, car l'éruption de ce dernier sera dix fois celle du volcan Eyjafjöll qui a eu autrefois trois éruptions, lesquelles ont été suivies à chaque fois de l'éruption de Katla qui se reproduise en général tous les quatre vingt ans, la dernière fois c'était en 1918. Toutefois, jusqu'à présent, il n'y a aucun signe de reprise d'activité de ce dernier.

Il est nécessaire pour les compagnies aériennes de mettre en place un système de surveillance.

Les risques dus à la propagation des nuages de cendres volcaniques poussent le secteur du transport aérien international à établir un système de contrôle et de surveillance à l'échelle mondiale. Un volcanologue américain de Smithsonian Institution a indiqué que depuis le début des années 90 du siècle dernier, des scientifiques, qui ont mené au sol des essais de simulation, ont découvert que les cendres volcaniques constituent un très grave danger pour les moteurs d'avions, tandis que jusqu'à présent, on n'a établi aucune règle claire et précise de vol dans la condition de rencontre avec ces cendres. Il a ajouté « ce qui est regrettable, c'est que tout avance lentement quant à cela. Nous sommes en train de mener des recherches scientifiques de grande envergure sur les cendres volcaniques, sur leur menace pour les avions et sur la limite de la sécurité aérienne dans cette condition-là. Mais, il est impossible pour nous de déterminer qu'elle est la limite. »

Il faut accélérer la construction de réseaux ferroviaires.

Lorsque les avions ont été cloués au sol et le trafic aérien paralysé, les voyageurs, impatients de rentrer chez eux ou de se rendre à leurs affaires, ont été obligés de se mettre à la recherche d'autres moyens de transport, que ce soit par la route ou par l'eau, pour qu'ils puissent atteindre leur destination, ce qui a tout d'un coup exercé une grande pression sur le trafic ferroviaire dont les billets ont été vendus à guichet fermé.

Ce qui a fait penser à un grand nombre de gens qu'en Europe, on dépend excessivement du trafic aérien et qu'on n'accorde pas assez d'importance au transport au chemin de fer dont la construction n'a pas été prise en considération. Un grand nombre de passagers de trains se plaignent de ce qu'en Europe, le déplacement transfrontalier par voie ferrée est difficile du fait qu'on doit acheter un ticket de voyage à chaque changement de train et qu'il est impossible d'acheter un seul billet pour tout le trajet.

« La présente crise nous rappelle qu'il est nécessaire d'accorder la même importance à divers moyens de transport et qu'il faut voir de loin en investissant dans tout le domaine et non dans une seule branche. », a indiqué le Président du Parlement européen Jerzy Buzek.

Les symptômes d'excitation: La tracasserie : au milieu d'un voyage faut-il rester ou s'en aller

Un voyageur chinois Monsieur Wang est parti le 13 avril de la capitale chinoise Beijing pour se rendre en Espagne où il doit suivre un stage de perfectionnement à Madrid. Il a transité par Paris où il a rendu visite à un ami. Le lendemain lorsqu'il est arrivé à l'Aéroport, il a constaté qu'il est fermé. Il envisage alors de prendre le train pour atteindre Madrid et voilà qu'il a dû subir la grève des travailleurs du chemin de fer. La paralysie du trafic aérien en Europe a fait que sur ce continent il est vraiment difficile de pouvoir acheter un billet de train et même si il pourrait réussir à réserver un billet, il lui faut attendre au moins vingt quatre heures pour pouvoir quitter la capitale française. A court de moyen, M. Wang a été obligé de rester à Paris pour attendre l'ouverture des aéroports.

La fatigue : il faut faire la queue et attendre plus de trois heures pour pouvoir se faire rembourser le billet.

« Je suis complètement foutu, car il m'a fallu attendre trois en faisant la queue pour pouvoir accomplir toutes les formalités nécessaires pour me faire rembourser ! », s'est plaint un voyageur à un journaliste de la Télévision française qui l'a abordé le 19 courant à l'aéroport.

Le même jour, plus de cinq cent personnes faisaient la queue devant la salle d'opération d'une agence d'Air France située tout près de l'Opéra de Paris, certains pour se faire rembourser leurs billets et d'autres pour remplir la formalité de report de la date de départ. Vu la queue interminable qui continue à s'allonger, les employés de l'agence ont dû installer un cordon de sécurité et deux vigiles assure sur place l'ordre en laissant entrer les gens par groupe dans la salle.

Pour ce qui est des agences de voyage parisiennes tenues par des ressortissants chinois, elles ont également rencontré des difficultés. Selon Li Xiaotong, Présidente de l'Agence de voyage Wenhua, la suspension du trafic aérien en Europe l'a obligée de louer de grands cars pour ramener à Paris une soixantaine de ses clients partis en Italie pour une visite touristique à Venise. La distance entre les deux villes est de plus de mille kilomètres et il faut à l'avion seulement une heure et quarante minutes pour la couvrir, alors que pour le car, il lui faut une dizaine d'heures. « Le voyage en car fatigue beaucoup les voyageurs et moi-même, je suis épuisée ! », a-t-elle dit et d'ajouter « J'ai dû déployer des efforts surhumains pour pouvoir louer ces deux cars. J'étais découragée et presque folle devant mon impuissance face à cette situation ! »

Le désespoir : à court d'argent et n'avoir plus rien à dépenser

« Il n'y a plus de billet avant samedi, ce qui me rend folle ! », c'est ce que plaigne une femme d'âge moyen en parlant avec quelqu'un dans son portable et debout devant la salle d'une agence d'Air France. Accompagnée de sa fille de dix ans, cette Sénégalaise était venue en France pour se faire soigner d'une maladie. Elle devait quitter Paris le quinze pour rejoindre son pays, mais le vol de retour a été annulé, ce qui a obligé la mère et la fille à rester dans la capitale française et à attendre le départ dans un hôtel.

« Le frais d'hébergement dans l'hôtel est de 92 euros pour une nuitée et n'y est pas compris la nourriture. Notre départ est ajourné pour le 24 et ce qui me désespère au plus au point, c'est que je suis près d'être à court d'argent. Il me semble que je suis obligée de demander à ma famille de m'en envoyer du Sénégal. »

Le désespoir atteint également les jardiniers fleuristes du Kenya. La paralysie du trafic aérien eu Europe suspend l'exportation de fleurs de ce pays. Les fleuristes kenyans n'ont pas le temps nécessaire pour trouver un débouché de remplacement, ce qui oblige les commerçants fleuristes de Nairobi, capitale du Kenya, de détruire près de quatre cent tonnes de fleurs mises au frais depuis il y a déjà plusieurs jours. De source bien informée, la paralysie du trafic aérien occasionne une perte journalière de plus de 2 millions de dollars US aux fleuristes exportateurs kenyans.

Commencement du retour au pays des voyageurs chinois retenus dans les aéroports européens.

Suite à la diminution d'intensité de l'éruption volcanique en Islande, les pays européens commencent à rouvrir leur espace aérien et China Southern Airlines vient d'annoncer le 22 courant le rétablissement de ses vols aller-retour Chine-Europe. Ainsi, les trois principales compagnies aériennes chinoises, à savoir Air China, China Eastern Airlines et China Southern Airlines, ont rétabli leurs vols vers l'Europe, ce qui permet le retour au pays des voyageurs et des touristes chinois retenus en Europe.

On apprend auprès de l'Agence de voyage international « César » de Beijing qu'un groupe de touristes de Beijing retenu à Rome, en Italie, est arrivé le 20 courant vers 22 heures 43 minutes à Beijing à bord d'un avion d'Air China et que ses quarante membres sont déjà retournés chez eux C'était après le rétablissement du trafic aérien en Europe, le premier groupe de touristes chinois à prendre l'avion pour le retour au pays.

Eruption volcanique en Islande

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Les dirigeants de l'UE sont des poules mouillées entourées d'experts complètement incompét...
c'est la fin du monde!!!!!
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
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