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Français>>InternationalMise à jour 16.03.2010 08h37
France : les enseignements du scrutin du premier tour des élections régionales (Analyse)

Au lendemain du premier tour des élections régionales, qui donne l'avantage à l'opposition de gauche, l'abstention record et le score élevé du Front National de Jean-Marie Le Pen polarisent l'attention des observateurs.

Selon le ministère français de l'intérieur, l'abstention a atteint 53,6 %, soit 16 points de plus qu'au premier tour des régionales de 2004. Le record précédent avait été établi en 1998 avec 42,3 %.

Cette abstention record est généralement attribuée au manque de visibilité du scrutin, notamment par la difficulté des électeurs à saisir le rôle et les compétences des régions.

Autre opinion partagée par nombre d'observateurs : l'abstention serait surtout une marque de défiance grandissante des citoyens à l'égard de la politique, accentuée par le contexte de crise.

Selon certains analystes, ce sont pour l'essentiel les électeurs de droite qui se sont abstenus. "Une partie de l'électorat a voulu afficher son mécontentement. Et comme il n'y a pas de place pour d'autres partis à droite, selon la stratégie de parti unique du chef de l'Etat, l'abstention défavorise plus l'UMP que la gauche", relève Stéphane Rozès, président de la société de conseil Cap (Conseils Analyses et Perspectives).

Autre fait marquant du premier tour du scrutin : la nette remontée du Front national, qui obtient 11,7% des voix. Son président, Jean-Marie Le Pen arrive avant le Parti socialiste dans les Alpes Maritimes (Nice), avec 20,9%.

Marine Le Pen, vice-présidente du FN, totalise 18,31 % des voix dans le Nord-Pas-de-Calais où elle talonne la liste UMP emmenée par Valérie Létard, secrétaire d'Etat aux technologies vertes.

Le score du FN se situe bien au-dessus des résultats obtenus aux dernières consultations législatives et européennes. Le parti regagne la portion de terrain qu'il avait perdu depuis l'élection présidentielle. Il est en mesure de se maintenir dans une douzaine de régions.

"Le Front national, qui était annoncé comme vaincu, mort, enterré par le président de la République, a montré qu'il était toujours une force nationale, probablement de plus en plus grande", avait déclaré dimanche Jean-Marie Le Pen.

Les analystes attribuent cette remontée à un retour au Front National d'électeurs que Nicolas Sarkozy avait su ravir à Jean-Marie Le Pen en 2007, lors des élections présidentielles.

Le Pen a en effet su reconquérir sans trop de peine son électorat traditionnel dans les Alpes Maritimes (commerçant, retraités. . .). Sa fille Marine Le Pen a remobilisé dans les milieux populaires du Nord Pas-de-Calais.

Droite et gauche se fixent à présent des objectifs précis pour aller au deuxième tour.

La majorité présidentielle (UMP) déclare concentrer ses efforts en direction des électeurs indécis, considérant qu'il y a des réserves à puiser au centre et chez les citoyens sensibles à l'écologie.

A gauche, Partis socialiste et Europe-Ecologie doivent négocier les conditions de l'alliance pour parvenir à des listes d'union avant mardi 18h.

"On parle de tous les sujets. (. . .) Et le partage des responsabilités semblent évident", a précisé lundi sur France Inter Cécile Duflot tête de liste d'Europe-Ecologie en Île de France, faisant référence aux postes de vice-présidents.

Les résultats définitifs tels que transmis cette nuit par le Ministère de l'Intérieur sont les suivants : PS : 29,48% UMP : 26,18% Europe Écologie : 12,47% Front National : 11,74%. Front de gauche (Parti communiste+Parti de Gauche) : 6% Modem : 4,24% NPA : 2,5% Lutte ouvrière : 1%.

Source: xinhua

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