Le président tchèque, Vaclav Klaus, a signé mardi le traité de Lisbonne juste après que la Cour constitutionnelle du pays ait approuvé le pacte, éliminant le dernier obstacle de la ratification du traité.
« J'annonce que j'ai signé le traité de Lisbonne à 15h00 (1400 GMT) aujourd'hui », a indiqué M. Klaus aux journalistes juste après que la Cour constitutionnelle tchèque a jugé que le traité ne contredisait pas la constitution du pays.
M. Klaus, sceptique face au traité qui a pour but de changer la manière de travailler de l'Union européenne, a déclaré respecter le jugement de la Cour constitutionnelle.
Avant que M. Klaus ne signe le pacte, ce dernier avait été approuvé par les 26 pays membres de l'UE.
M. Klaus, qui a comparé le traité et la réforme de l'UE à « un train imparable », avait déclaré qu'il le signerait quand le sommet de l'UE aura accordé une option de sortie de la Charte des droits fondamentaux à la République tchèque.
Le président tchèque a fait cette demande de peur de voir l' Allemagne revendiquer des propriétés qui se trouvaient sur le sol allemand avant la Seconde guerre mondiale. Les dirigeants européens ont accepté cette demande la semaine dernière.
Avec cette signature, les dirigeants de l'UE peuvent désormais poursuivre le processus de réforme depuis longtemps repoussé, en désignant notamment une nouvelle Commission européenne, bras exécutif de l'UE, et en choisissant le premier président de l'UE et un charismatique représentant des Affaires étrangères.
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