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Mise à jour 20.02.2008 08h04
Le Conseil de sécurité de l'ONU demeure divisé sur le dossier du Kosovo

Le Conseil de sécurité des Nations Unies demeure divisé au cours de sa session d'urgence tenue lundi sur l'indépendance autoproclamée du Kosovo.

L'ambassadeur russe aux Nations Unies, Vitali Churkine, a condamné la proclamation de l'indépendance dimanche par le Parlement local du Kosovo, la qualifiant de "violation flagrante des normes et des principes du droit international... qui mine les bases du système des relations internationales".

"La situation résultant des pas illégaux de la direction de cette province pose une menace contre la paix et la sécurité dans les Balkans", a-t-il mis en garde lors de la session à laquelle le président serbe Boris Tadic était présent.

M. Churkine a exprimé un soutien ferme à la demande de la Serbie pour que le représentant du secrétaire général des Nations Unies et chef de la Mission des Nations Unies au Kosovo déclare la proclamation unilatérale de l'independance du Kosovo nulle et invalide.

"Les initiatives illégales de la direction albanaise du Kosovo et de ceux qui les soutiennent ont établi un dangereux précédent", a-t-il dit, ajoutant que ces initiatives "sont pleines d'escalade de tensions et de violences inter-ethniques dans la province, de conséquences destructives sur les relations internationales qui ont pris des décennies pour se construire".

L'ambassadeur sud-africain Dumisani Kumalo a souligné que l'initiative unilatérale du Kosvo "présente un sérieux défi à la communauté internationale".

Il a regretté que cette initiative "n'a pas été prise en conformité avec un processus légal et politique envisagé par la résolution 1244 du Conseil de sécurité", notant l'existence d'un " espace pour le dialogue et les négociations qui pourraient aider à contribuer à la paix à long terme dans les Balkans".

La Chine et l'Indonésie ont exprimé leur préoccupation sur l'initiative unilatérale du Kosovo, appelant à poursuivre des efforts pour un accord acceptable par la communauté albanaise du Kosovo et la Serbie à travers le dialogue et les négociations.

L'ambassadeur chinois Wang Guangya a averti que l'initiative unilatérale du Kosovo risquerait de "rallumer des conflits et turbulences dans la région, qui pourraient causer par conséquent de sérieuses crises humanitaires et apporter des effets néfastes à toute la région des Balkans et même plus".

"La Chine en est profondément préoccupée", a-t-il dit. M. Wang a réaffirmé que la résolution 1244 du Conseil de sécurité reste la base politique et légale pour la solution au problème du Kosovo et qu'avant l'adoption d'une nouvelle résolution par le Conseil de sécurité, "tous les efforts et toutes les actions des solutions à ce dossier doivent se conformer aux articles concernés de la résolution 1244".

L'ambassadeur indonésien Marty Natalegawa a aussi exprimé sa " profonde préoccupation" sur les derniers développements au Kosovo, affirmant que Jakarta "regrette l'échec pour aboutir à une solution au problème du Kosovo par le biais du dialogue et des négociations".

"Nous continuons à penser qu'un accord mutuellement acceptable issu de ce processus assurerait mieux la paix et la stabilité dans la région", a-t-il dit.

L'ambassadeur vietnamien Le Luong Minh a estimé que la proclamation unilatérale de l'indépendance par le Kosovo "ne pourra qu'ajouter des tensions au Kosovo et aux Balkans et qu'approfondir les divisions en Europe".

"Par créer un dangereux précédent, ce développement a des retombées négatives sur la paix et la stabilité internationale", a- t-il indiqué, en exhortant toutes les parties concernées à "agir de manière responsable, faire preuve de retenue, ne pas recourir à la violence" et prendre des mesures pour protéger les civils et le personnel onusien sur place.

Les représentants américain, britannique, italien, belge, français et d'autres pays membres du Conseil de sécurité ont soutenu l'initiative du Kosovo, prétendant que le plan proposé par l'envoyé spécial des Nations Unies, Martti Ahtisaari, sur une " indépendance supervisée" du Kosovo est "l'unique chemin fiable".

Ils ont souligné que la proclamation unilatérale de l'indépendance par le Kosovo s'est produite dans une unique circonstance unique et ne pourrait donc constituer un précédent.

"Ce n'est pas idéal pour le Kosovo de devenir indépendant sans consensus de la Serbie et sans consensus au sein du Conseil de sécurité", a dit l'ambassadeur britannique John Sawers. Londres " pense que les circonstances uniques de l'éclatement violente de l'ex-Yougoslavie et de l'administration du Kosovo par les Nations Unies sans précédent en font un cas sui generis, au lieu de créer un précédent", a-t-il expliqué.

Après la réunion d'urgence du Conseil de sécurité, le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic a annoncé que Belgrade rappellerait ses ambassadeurs des pays qui reconnaîtront le Kosovo.

"Quiconque décide de bafouer le droit international, de violer et de piétiner la souveraineté ainsi que l'intégrité territoriale de la République de Serbie, ne peut avoir de relations normales avec notre nation amicale, pacifique et démocratique", a-t-il dit.

"La Serbie se défendra bec et ongles, diplomatiquement et politiquement à chaque et à tous les forums internationaux", a martelé M. Jeremic.

Le Parlement du Kosovo a voté dimanche pour l'adoption d'une déclaration sur l'indépendance du Kosovo de la Serbie.

Le Kosovo était une province autonome méridionale au sein de la Serbie avant la fragmentation de l'ex-République fédérale de Yougoslavie. Sa population est de deux millions d'habitants, dont 90% de la communauté albanaise, tandis que la communauté serbe n'en occupe que 7%.

Le Kosovo a connu des conflits inter-ethniques depuis les années 1990. En vertu de la résolution 1244 du Conseil de sécurité adoptée le 10 juin 1999, et ce après les raids aériens de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) sur les forces yougoslaves, le Kosovo est placé sous administration d'une mission de l'ONU, avec le déploiement de troupes de l'OTAN pour y maintenir la sécurité.

Source: xinhua



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