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Français>>OpinionMise à jour 26.01.2011 09h12
Face aux problèmes de circulation, Guangzhou met la pédale douce

Les voitures devenant de plus en plus abordables, les problèmes d'encombrements mènent certaines villes chinoises au bord de la paralysie. Et la paralysie des principales métropoles du pays risque de devenir la norme dans un futur proche si on ne fait rien. Oui, mais que faire alors ?

Beijing et Guangzhou ont adopté deux approches différentes en ce domaine. Ce n'est peut-être pas encore l'heure de porter un jugement sur les réponses trouvées, ou même de se livrer à une comparaison sérieuse, car la seconde de ces villes en est encore à une étape de sollicitation des commentaires des citoyens sur son programme de contrôle de la circulation. Mais quoi qu'il en soit, les deux approches parlent de volumes.

En tant que centre du pouvoir national, la ville de Beijing a une fois encore fait preuve de sa foi traditionnelle dans la main visible du Gouvernement. En plus de l'introduction de nouvelles mesures visant à élargir et étendre les voies de transport locales, et à améliorer la disponibilité et le côté pratique des transports en commun, elle a aussi fixé un plafond sur les ventes de voitures. Aujourd'hui, le premier groupe de candidats de la ville va connaître le résultat, heureux ou malheureux, du tirage au sort.

A moins d'un évènement inattendu, la relativement libérale ville de Guangzhou va elle dévoiler une feuille de route du contrôle des encombrements plutôt différente. A en juger par ce qui a déjà été publié en vue de recueillir l'opinion de ses citoyens, il n'y figure rien de particulier qui relève d'une lourde interférence administrative. Et tout au moins, il n'y a là pas la moindre tentative d'imposer une limite contraignante au nombre de voitures privées dans la ville.

Cela ne veut pas dire pour autant que les problèmes de circulation sont moins graves dans la bouillonnante métropole du Sud. D'après les autorités locales chargées des transports, la croissance annuelle du nombre des véhicules privés a même été plus rapide qu'à Beijing. Cela n'a pas pour autant incité les autorités locales à recourir à l'approche planificatrice de la capitale.

Guangzhou a adopté tous les côtés positifs du programme de Beijing –amélioration des capacités du réseau routier local, amélioration des emplacements de stationnement et des services de renseignement liés, priorité donnée aux transports en commun et moratoire sur la croissance du nombre des véhicules possédés par les institutions publiques- mais il semble, tout au moins d'après la version en projet, que la ville évitera d'adopter les mesures nettement moins populaires introduites à Beijing.

Donc, Guangzhou n'imposera pas de quotas contraignants sur les véhicules particuliers, pas plus qu'elle n'introduira de mesures discriminatoires contre les véhicules venant d'ailleurs.

Avant de voir à quel point ces deux différents systèmes seront efficaces, et en particulier celui de Guangzhou, cela prendra un certain temps. En attendant, on est en droit de préférer nettement celui de la ville de Guangzhou, car au moins personne dans la population ne se sentira injustement traité.

L'approche adoptée par la ville de Beijing a provoqué récemment une énorme vague d'achats de véhicules, y compris par ceux qui autrement auraient sans doute attendu un peu plus avant d'acheter leur propre voiture. Sans parler du refus d'accès aux véhicules immatriculés ailleurs.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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