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Français>>EconomieMise à jour 23.03.2012 14h00
Les prix des carburants doivent être un sacrifice partagé

La promesse faite par le Premier ministre Wen Jiabao d'offrir des subventions pétrolières aux agriculteurs arrive au moment où les Chinois se préparent déjà à une nouvelle hausse des prix à la pompe.

Les récriminations des conducteurs au sujet de la flambée du coût de la conduite sont prévisibles. Mais, avec les prix internationaux du pétrole planant déjà au-dessus de 100 Dollars US le baril, et qui devraient atteindre en moyenne 130 Dollars US en 2013, les responsables chinois ne devraient pas hésiter à annoncer une nouvelle augmentation des prix des carburants, tant pour lutter contre une utilisation excessive de carburant que pour inciter à une plus grande efficacité énergétique.

En tant qu'économie ayant la plus forte croissance, le taux de dépendance de la Chine envers le pétrole a atteint 57,5 % en 2011. Si les prix des carburants continuent à rester plus bas en Chine que sur le marché mondial, assurer l'offre intérieure risque de devenir de plus en plus difficile.

Bien que les prix des carburants en Chine aient atteint un niveau record après avoir été augmentés au début de février, il est largement admis que de nouvelles hausses de prix seront nécessaires pour que le pays puisse atteindre ses objectifs d'économie d'énergie.

Après avoir réussi à atteindre peu ou prou son objectif de réduction de la consommation d'énergie par unité de PIB de 20 % entre 2006 et 2010, la Chine souhaite réduire encore son intensité énergétique d'une autre fraction de 16 % entre 2011 et 2015. Cependant, la Chine n'a réussi à réduire son intensité énergétique que de 2,01 % l'année dernière par rapport à l'année précédente, bien en deçà de l'objectif initial de 3,5 %.
Dans une certaine mesure, l'échec de l'amélioration de l'efficacité énergétique aussi rapidement que cela avait été prévu peut être attribué à la lutte tous azimuts de la Chine contre l'inflation l'an dernier.

Avec une inflation des prix à la consommation qui a atteint un sommet depuis 37 mois à 6,5 % en juillet de l'année dernière, les responsables chinois n'avaient guère d'autre choix que de maintenir un couvercle aussi étanche que possible sur les prix du carburant.

Pourtant, avec le ralentissement de l'augmentation des prix à la consommation à 3,2 % d'une année sur l'autre en février, le niveau le plus bas en 20 mois, la Chine a aujourd'hui davantage de marge de manœuvre pour faire progresser les réformes des prix.

La promesse de subventions pétrolières promises par Wen Jiabao en faveur des agriculteurs témoigne d'efforts visant à stimuler la production agricole, même si les prix internationaux du pétrole augmentent cette année.

Cela montre également que les autorités centrales sont résolues à rendre les carburants plus chers. Alors que les prix élevés du pétrole vont contraindre les conducteurs et les utilisateurs professionnels à réduire leur consommation d'énergie et à protéger l'environnement, les agriculteurs et les autres groupes sociaux moins favorisés doivent être protégés de manière adéquate contre l'impact de la hausse des prix du pétrole.

Les conducteurs chinois rendent les compagnies pétrolières et les concessionnaires responsables de leurs difficultés à la pompe. Certains des concessionnaires auraient d'ailleurs essayé d'augmenter leurs stocks d'essence en limitant l'offre à la veille d'une hausse des prix imminente. C'est une chose à laquelle les autorités chargées de la fixation des prix doivent répondre rapidement.

Car après tout, les consommateurs individuels ne devraient pas être les seules personnes à qui l'on demande de faire des sacrifices pour une économie chinoise plus verte.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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