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Français>>EconomieMise à jour 30.11.2011 08h56
La Chine entre dans la ligne des pays bienfaiteurs du SPG

En tant que pays en voie de développement, la Chine est classée par l'UE en 1980 parmi les bénéficiaires du système des préférences généralisées (SPG). Avec le développement persistant de son économie, la Chine est sortie progressivement de la protection du SPG, pour certains produits au début puis pour des secteurs, et à présent, la plupart des produits chinois exportés vers l'UE ne sont plus bénéficiaires de la protection du SPG. Le 10 mai 2011, la Commission européenne a annoncé la prochaine limitation de son SPG à quelques 80 pays contre 176 pays actuellement. La Chine, le Brésil et l'Inde se sont retrouvés parmi les pays sortant de la protection du SPG européen.

Grâce à l'essor de son économie au cours de ces dernières décennies, la Chine occupe aujourd'hui le deuxième rang mondial en termes de PIB, et possède d'énormes réserves en devises. Le pays est aujourd'hui capable d'apporter son aide aux pays les moins développés du monde par la réduction des tarifs douaniers, passant pas à pas d'un bénéficiaire à un bienfaiteur du SPG, bien que son plan actuel s'adresse plutôt aux pays les moins développés seulement.

Le président chinois Hu Jintao a annoncé, à l'occasion du sommet du G20 à Cannes et dans le cadre de la coopération sud-sud, la réduction à zéro des impôts douaniers sur 97% des catégories des produits importés des pays les moins développés qui ont établi des relations diplomatiques avec la Chine. Il s'agit en réalité d'un des plus larges marchés offerts par les pays en voie de développement aux pays les moins développés. Comme parmi les 49 pays les moins développés du monde, on trouve 34 pays africains, on a donc raison de dire que la nouvelle mesure chinoise s'adresse en priorité aux pays africains.

Au cours de ces dernières années, la Chine n'a pas épargné ses efforts pour fournir des aides aux pays africains, ou bien par la réduction des dettes et des impôts douaniers, mais ceci a également provoqué des rumeurs à l'égard de la Chine, prétendant qu'elle convoite les riches ressources du continent. Ces rumeurs sont parfois naturelles, mais il est toujours partial de formuler des reproches contre la Chine en ce sens.

D'abord, sur le fond de la mondialisation, tous les pays et toutes les entreprises affrontent les mêmes opportunités et défis. La règle naturelle est de voir les faibles éliminés par les puissants et de voir ces derniers survivre. Il est incorrect de reprocher aux entreprises chinoises de s'adapter au régime, au mode de coopération et à la moralité des pays africains.

Deuxièmement, l'exemption des impôts douaniers sur les exportations des pays les moins développés est à l'origine une pratique des pays développés occidentaux. La Chine a suivi leur exemple lorsqu'elle s'en est sentie capable. Comment peut-on dire que l'UE a procédé à la réforme du SPG pour aider les pays les moins développés à améliorer leur compétitivité, mais que la Chine convoite les ressources de l'Afrique ?

Troisièmement, la situation ne s'est pas beaucoup développée dans pas mal de pays les moins développés malgré l'application depuis des années du SPG. La prise de position du bienfaiteur par la Chine offre des opportunités supplémentaires à ces pays pour se débarrasser de la pauvreté. Ce sera sans aucun doute une pratique gagnant-gagnant, même si c'est pour assurer l'approvisionnement en ressources de la Chine.

Quatrièmement, sur le fond de crise de dette souveraine, l'économie mondiale court un haut risque de récession, et souffre davantage du protectionnisme. L'action de la Chine est ainsi très appréciable.

(Li Huiying, chercheur à l'Institut de la coopération économique et commerciale internationale du Ministère du commerce)

Source: China.org.cn

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