Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 16.06.2011 14h12
Des menaces persistent le long de la voie ferrée Beijing-Shanghai, d'après des experts

Des experts ferroviaires viennent d'appeler les gouvernements locaux des zones situées le long de la voie à grande vitesse Beijing-Shanghai d'arrêter de mettre en danger ce projet symbole en pompant sans cesse l'eau souterraine.

L'affaissement des fondations de la voie ferrée à grande vitesse ne doit pas dépasser cinq millimètres en cent ans, si les trains roulent à la vitesse de 380 km/h le long de cette ligne longue de 1 318 km.

Afin d'atteindre cet objectif, « le pompage d'eau souterraine dans un certain rayon de la ligne à grande vitesse Beijing-Shanghai doit être interdit et il devrait être inscrit dans la loi, a dit Wu Kejian, Directeur adjoint du département des sciences et technologies au Ministère des Chemins de Fer.

Ces remarques arrivent au moment où l'on a appris que la voie à grande vitesse reliant Taibei et Gaoxiong, à Taiwan, et qui a coûté 17,6 milliards de Dollars US, a une section, située entre Yunlin et Zhanghua, qui connaît des problèmes d'affaissement de terrain et pourrait être fermée d'ici dix ans si le problème n'était pas résolu. Cette ligne a été mise en service en 2007.

Li Hongyuan, un responsable en charge de la Commission publique de construction à Taiwan, a déclaré mardi à l'Agence de Presse Xinhua que les enquêtes ont indiqué que le sol s'enfonçait à un rythme de 7 à 8 centimètres par an, tant à Yulin qu'à Zhanghua. D'après les analystes, la cause principale de l'affaissement du sol dans les deux villes est un pompage excessif de l'eau souterraine.

Guo Zhiyong, ingénieur chez Fourth Survey and Design Group Co Ltd, qui dépend de la China Railway Construction Corporation Limited, a dit mercredi que la partie Sud de la voie à grande vitesse Beijing-Shanghai fait face à des menaces similaires.

Shanghai connaît depuis longtemps des problèmes d'affaissement de sol, du fait du pompage de l'eau souterraine. Ce problème a attiré l'attention du public en 2007, quand on a appris que le sol de la ville s'était affaissé de 7,5 cm en moyenne, d'après un article de Xinhua.

Mais ce n'est pas que Shanghai, mais aussi la totalité du Delta du Yangtsé qui est aussi une des zones les plus touchées par l'affaissement du sol en Chine. D'après les experts, ce problème est dû à un pompage excessif de l'eau souterraine et à une construction urbaine incorrecte.

« Si ce problème n'est pas maîtrisé comme il le faut, ces villes s'enfonceront », a dit M. Guo. Le projet de ligne à grande vitesse Beijing-Shanghai n'a fait que souligner à nouveau son importance.

Le Ministère des Chemins de Fer et les provinces situées le long de la ligne ont bien publié des circulaires durant la construction du projet, interdisant le pompage de l'eau souterraine dans un certain rayon des deux côtés de la ligne à grande vitesse, a t-il dit.

D'après des articles de presse, Shanghai a réduit le pompage annuel d'eau de 20 millions de mètres cubes en 1965 à moins de 8 millions de mètres cubes, et elle remplace l'eau souterraine chaque hiver. La Province du Jiangsu, de son côté, a fermé des milliers de puits dans les zones souffrant d'affaissements de terrain.

« Cela devrait être inscrit dans la loi pour s'assurer que l'interdiction est respectée », a ajouté M. Guo.
Mais, a t-il ajouté, des conditions géologiques compliquées dans cette zone pourraient aussi causer des affaissements de terrain non souhaités.

Par exemple, certaines zones entre Xuzhou et Shanghai possèdent des cavernes de karst ; une ceinture de rupture sismique existe sur la section située entre Bengbu et Chuzhou, dans la Province de l'Anhui ; quant au sol de Changzhou, dans la Province du Jiangsu, et de Shanghai, il est aussi mou que du beurre, car il est formé de limon marin qui s'est accumulé au fil des siècles.

Certains experts pensent que le Ministère devrait attendre quelques années de plus, pour laisser les lignes arriver à un affaissement naturel, avant de les mettre en service. Car dès que la ligne à grande vitesse sera mise en service, un affaissement non souhaité de ses fondations pourrait conduire à des vitesses plus lentes, des expériences de voyage inconfortable voire à des accidents de déraillement.

M. Guo a précisé que les mesures prises dans le Delta du Yangtsé comprennent la construction de voies sur des ponts dont les piliers de fondation sont profondément enfoncés dans le sol. « La plupart de ces piliers de fondation construits sur du sol mou peuvent s'enfoncer de 50 mètres dans le sol, et même de 100 mètres pour certains », a t-il dit.

Une source proche de China Railway Construction Group Co Ltd a déclaré mercredi au Beijing Evening News que sur de nombreuses sections de la ligne, les entreprises de construction ont développé des méthodes pour comprimer les infrastructures de béton pendant des mois, ce qui a un effet équivalent à trois ou cinq ans de tassement naturel des fondations.

D'après M. Wu, la pénurie de capacité de transport ferroviaire en Chine fait que le pays ne pourrait plus se permettre de perdre de temps dans la construction de lignes à grande vitesse, mais que les mesures prises pourraient permettre de maîtriser l'affaissement de manière efficace.

Le kilométrage de voies ferrées par tête en Chine n'est en effet que de 6 cm, soit moins qu'une cigarette, avait rapporté précédemment Xinhua.

Les six questions du public sur le train à grande vitesse Beijing-Shanghai

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Rencontre des présidents chinois et tadjik à Astana
Les présidents chinois et kazakh s'entretiennent du partenariat stratégique bilatéral
Tensions en Mer de Chine méridionale : un test grandeur réelle pour la Chine
Que cherche Google, en calomniant la Chine ?
Quand l'économie de la Chine dépassera t-elle celle des Etats-Unis ?