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Français>>EconomieMise à jour 22.12.2010 15h02
« Acheté par la Chine » la nouvelle image perçue par le monde



LA Chine et ses 1,3 milliard d'habitants ont créé énormément de richesse pour le monde. Avec le deuxième plus gros PIB du monde qui est alimenté par une forte demande intérieure, la Chine a suffisamment d'actifs pour se protéger des effets de la crise financière mondiale et élargir son rôle dans la reprise économique mondiale. Bien entendu, le PIB par habitant, au 102e rang mondial, représente à peine le dixième de celui des États-Unis. Cependant, la puissance du pouvoir d'achat des classes aisées chinoises ébahit le monde. « Achète une maison aux États-Unis, ou installe-toi en Australie. » Voilà le conseil qui circulait auparavant parmi certains groupes de privilégiés, alors que maintenant, c'est une idée courante dans la classe moyenne en croissance rapide. Un homme d'affaires chinois a dépensé 33,2 millions $US pour un appartement de 500 m² en avril 2009, un nouveau record pour le marché immobilier à New York. Certains médias étrangers se sont mis à penser que le « Fabriqué en Chine » avait un frère : « Acheté par la Chine ».

En 2010, plus de 220 000 Chinois sont partis étudier à l'étranger, formant le plus important groupe d'étudiants étrangers aux États-Unis, au Canada et au Japon. Les échanges entre la Chine et le monde s'effectuent également à l'échelon des villes. Le jumelage de villes chinoises touche maintenant 1 717 centres urbains dans 126 pays.

L'interdépendance entre la Chine et le reste du monde est maintenant plus évidente que jamais. Une plus grande attention est portée sur le bien commun plutôt que sur la poursuite d'intérêts mesquins. La tendance à la mondialisation a également suivi cette lancée. C'est dans ce contexte que La Chine au présent a interrogé Lai Shanglong, expert de haut niveau sur la mondialisation économique et les relations internationales.

Originaire de Yongqing (Fujian), il a étudié l'architecture à l'université Cheng Kung de Taiwan et ensuite l'économie à l'École des affaires urbaines et publiques de l'université Carnegie Mellon. Ses directeurs de doctorat étaient le lauréat du prix Nobel d'économie Herbert A. Simon et le célèbre économiste William Cooper. En 1976, M. Lai a été envoyé par le gouvernement chinois à l'ONU où il a occupé les fonctions de commissaire aux affaires économiques à la Division pour la coopération technique, adjoint spécial au sous-secrétaire général, et maintenant cadre supérieur du Département des affaires économiques et sociales de l'ONU.

A l'ONU, il a d'abord été chargé de la planification régionale, avant d'être appelé à faciliter les échanges entre les pays. Avant qu'il quitte sa ville natale, son grand-père lui a rappelé que la Chine était le meilleur pays du monde. Mais quand il est entré sur la scène mondiale, il a compris que « chaque nation a de bonnes personnes. Le confucianisme chinois est très tolérant envers la diversité culturelle, nul besoin de savoir qui est le meilleur. » Lors de cette entrevue exclusive, M. Lai a expliqué pour La Chine au présent quel genre d'influence la Chine a sur le monde et comment elle peut conserver des relations harmonieuses avec le monde.


La Chine au présent : Dans Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, après survécu à un naufrage, le héros se retrouve échoué sur le rivage et attaché par les habitants de Lilliput. En toussant, il brise involontairement ses attaches, ce qui effraie beaucoup les Lilliputiens. The Economist a utilisé cette métaphore pour décrire la Chine d'aujourd'hui; en d'autres termes, le géant vient de se réveiller. Quelles sont vos réflexions sur la relation entre la Chine et le monde depuis qu'elle a pris conscience du monde?

Lai Shanglong : La métaphore est tout à fait appropriée. Étant un pays très peuplé, il était prévisible que la Chine changerait le monde lorsqu'elle émergerait. On disait que le battement d'aile d'un papillon depuis Wall Street faisait se lever le vent qui affectait les marchés boursiers du monde entier. Maintenant, si la Chine éternue, les gens pensent qu'un typhon se profile à l'horizon. Mais on ne peut pas empêcher la Chine d'éternuer. Si nous approfondissons notre compréhension mutuelle, les malentendus, la panique et même les conflits seront modérés.

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Source: La Chine au présent

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