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Français>>EconomieMise à jour 17.09.2010 17h05
Il est erroné d'attribuer le déséquilibre commercial américain au cours de la monnaie chinoise

L'Association chinoise de la finance a tenu récemment un séminaire pour évaluer les retombées de la dernière audition organisée à la Chambre des représentants des États-Unis sur le taux de change de la monnaie chinoise. Les spécialistes participant au séminaire s'accordent à dire qu'il n'est pas raisonnable de tenter toujours de forcer la revalorisation de la monnaie chinoise quand quelques uns aux Etats-Unis sont mécontents du déséquilibre du bilan commercial.

Selon Ding Yifan, directeur adjoint de l'Institut du développement global du Centre des études sur le développement du Conseil des affaires d'État, le taux de valorisation cumulée du Renminbi (ou RMB, monnaie chinoise) contre l'USD a dépassé 20 % au cours de ces dernières années, mais en même temps que la croissance volumineuse des affaires à destination des États-Unis. Ceci prouve que le taux de change n'est pas un facteur décisif de l'équilibre commercial international. La valorisation du RMB n'est pas en mesure de remédier au déséquilibre du bilan commercial américain.

M. Ding trouve également ridicule que des Américains accusent la Chine de laisser sa monnaie sous-évaluée pour toucher plus de profits des exportations. « Adam Smith et David Ricardo ont très tôt expliqué que les profits des affaires internationales consistent plutôt dans l'importation que dans l'exportation. Ce n'est pas dans la logique économique de maintenir sa monnaie sous-évaluée pour toucher plus de profits dans les affaires internationales. »

D'après Wang Tao, économiste en chef de la Banque Suisse en Chine, le déficit américain dans les affaires internationales est surtout dû aux déficiences de leur propre structure économique. Il est donc erroné de compter sur le commerce entre la Chine et les États-Unis pour rétablir l'équilibre commercial, d'autant plus qu'une grande partie du déficit commercial dont souffrent les États-Unis est généré dans les affaires avec les pays exportateurs de pétrole. C'est vrai que le déficit commercial américain ne cesse de s'élargir, et que l'excédent commercial ne cesse de croître en Chine, mais ils ne sont jamais de la même grandeur.

Li Zhongzhou, expert en chef du projet OMC sino-européen et ancien directeur du Département de l'OMC du ministère chinois du Commerce, a indiqué que prétendre que le commerce sino-américain avait seulement été profitable à la partie chinoise relève d'une méconnaissance historique flagrante. En fait, la croissance de l'importation chinoise a été la plus rapide parmi les pays importateurs des États-Unis. La Chine offre aujourd'hui un marché énorme aux exportateurs américains.

Par ailleurs, la fixation du taux de change d'une monnaie fait partie de la politique macroéconomique du pays émetteur, a indiqué Wang Tao. Un pays est souverain dans sa façon de fixer le taux de change de sa monnaie suivant l'évaluation qu'il fait de la situation de son économie, et en tenant compte de tous les avis concernés.

Sun Zhe, directeur du Centre d'études sur la relation sino-américaine à l'Institut des études internationales de l'Université Tsinghua, rejoint également ce point de vue, en suggérant que la Chine doit rester volontaire et maître de ses actes dans la réforme progressive du taux de change de sa monnaie.

Source: China.org.cn

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