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Le gouvernement central est intervenu le 22 octobre pour renforcer le fléchissement du marché immobilier en abaissant les taxes de transaction et réduisant les paiements et les taux hypothécaires.
Mais les analystes ont dit que ces mesures ne pourront pas retenir les corrections des prix, parce que les prix actuels ont augmenté et sont loin de la portée de nombreux acheteurs.
Donnant des précisions à une directive, émise vendredi dernier par le Conseil d'Etat pour baisser les prix pour l'achat du logement, le Ministère des Finances et la Banque centrale ont annoncé le 22 octobre que la taxe sur les achats de biens immobiliers serait abaissée à 1% pour les personnes, qui achètent leur premier logement, d'une superficie de moins de 90 m².
L'ancien taux était de 3%, et avec l'achat du logement de moins de 140 m2 de superficie, de 1,5%.
Le nouveau taux sera mis en vigueur à partir du 1e novembre prochain.
Pour les personnes qui achètent leur première maison, le taux de versement sera abaissé à 20%, et les banques seront autorisées à faire payer au moins 70% de taux sur les prêts de référence pour de tels prêts hypothécaires. Les deux mesures seront mises en vigueur à partir du 27 octobre.
Le taux de versement actuel est de 30%, voire plus, pour ceux qui achètent des grandes maisons de luxe ou le logement dans des zones où le rythme d'augmentation des prix de l'immobilier est considéré trop vite.
Le ministère et la banque centrale ont dit que les mesures sont destinées à faire accroître la consommation pour relancer l'économie nationale dans le contexte du ralentissement économique à l'échelle mondiale et nationale.
La crise financière mondiale devrait contribuer à un plus fort glissement de l'économie mondiale, ce qui réduira la demande pour les exportations chinoises. La croissance économique chinoise a connu une récession, tombant à 9% sur un an au troisième trimestre de cette année, à partir de 10,4% pour les six premiers mois. L'année dernière, elle a été de près de 12%.
"Les mesures du gouvernement central étaient attendues, car le marché du logement est en dépression», a déclaré Wang Lina, économiste à l'Académie chinoise des sciences sociales. "Mais on ne sait pas dans quelle mesure ils vont fonctionner."
Le prix de l'immobilier dans 70 grandes villes a augmenté de 3,5% en septembre de l'année précédente, le rythme plus lent sur les trois dernières années, avec une baisse comparé aux 5,3% en août dernier. Sur un mois, ils ont baissé de 0,1% en septembre, qui fût le deuxième mois, lorsque les prix ont baissé.
Les chiffres officiels montrent que les prix ont au moins doublé depuis 2004, ce qui fait qu'ils sont inabordables pour beaucoup d'acheteurs et le volume des ventes sur un an a respectivement chuté de 55,5%, 38,5% et 32,5% à Beijing, Shanghai et dans la province du Zhejiang, dans les huit premiers mois de l'année.
«Etant donné que les prix sont élevés, ceux qui ne peuvent pas se permettre d'acheter, ne vont pas se presser», a dit Wang.
Les prix de l'immobilier en Chine sont susceptibles de baisser de 20% environ pour se retrouver au niveau de 2007 dans les mois à venir, mentionne une note de recherche de Standard Chartered Bank (Chine), une affirmation soutenue par Guo Tianyong, l'économiste à l'Université centrale de l'économie de finances.
«Nous nous attendons qu'en 2009 il y aura une nouvelle baisse sur le marché du logement, suivie par une année 2010 plus saine", mentionne le rapport de la Banque.
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Source: le Quotidien du Peuple en ligne