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Mise à jour 09.10.2008 13h20
Une migration massive des travailleurs

Zhen Bo, âgé de 21 ans avait un rêve. Le jeune homme qui travaille dans une usine produisant des jeans dans la ville de Foshan (province du Guangdong) a sous sa direction une machine de teinture et 4 personnes.

Depuis 3 ans déjà, il rêve de contrôler entièrement la teinturerie et les 12 employés qui y travaillent.

Il espère aussi que son salaire qui est de 4 500 yuans sera alors aux alentours de 6 000 ou 7 000 yuans.

Zhen est originaire d'un petit village de la province du Hebei dans le nord de la Chine, où son père et son grand-père ont tous les deux été agriculteurs, n'ayant jamais quitté la terre. Il quitta l'école tout de suite après avoir terminé le cursus d'éducation obligatoire de 9 ans. Après avoir aidé son père pendant quelque temps, il a trouvé du travail comme apprenti teinturier dans une usine d'Etat de production des vêtements à Shijiazhuang, le chef-lieu du Hebei.

Trois ans plus tard, son maître l'a conseillé à une usine dans la zone Xintang de la ville de Guangzhou, dans le delta du fleuve Zhujiang comme une personne sérieuse et travailleuse. Il y gagnait 3 800 yuans par mois, 3 fois plus que les revenus, qu'il avait à la maison. Un an plus tard, Zhen a trouvé son emploi actuel à Foshan, où il gagne 800 yuans de plus.

Zhen est l'un des millions de travailleurs migrants, qui ont quitté leur maison dans la zone rurale pour trouver un meilleur emploi dans les usines de Guangzhou, Suzhou, et dans d'autres villes des deltas de Zhujiang et de Yangzi. Comme Zhen, la plupart d'entre eux espère, que leurs revenus et leur situation vont s'améliorer avec la mutation

Un rapport fait par l'Université de Fudan au début de l'année annonce que les revenus moyens d'un travailleur migrant chinois ont atteint 1 200 yuans en 2007, ce qui fait une augmentation de 200 yuans par rapport à l'année précédente. Ce chiffre était de 500 à 800 yuans en 2005. En comparaison, un travailleur rural chinois avait en moyenne 360 yuans de revenus mensuels la même année, d'après le Bureau Statistique National.

Au cours des 3 dernières décennies, ce fût l'envie de mieux vivre et de gagner plus, qui aurait poussé ces jeunes travailleurs à quitter les bourgades de la campagne natale. Ces travailleurs migrants réalisent leurs rêves dans les villes principalement sur les côtes sud et est, des villes, qui avaient le plus besoin de la grande quantité d'hommes et de femmes pour travailler dans les usines en pleine expansion.

Alors que ces villes continuent leur expansion, les ambitions de ces jeunes travailleurs continuent à évoluer avec elles, en trouvant le moyen de forger la force pour faire fonctionner l'usine, contribuer à la croissance urbaine et le développement du pays.

Les travailleurs migrants chinois représentent actuellement 13% de la population du pays.

Les provinces du Sichuan, Hunan, Hubei, Jiangxi et de la Région autonome de Guangxi Zhuang sont des grands foyers de départ des travailleurs migrants.

Un rapport de recherche, publié en janvier 2006 dans le Study Times a montré qu'en 2004 la province du Sichuan avait 14,9 millions de travailleurs migrants. Ce chiffre, représentant 30% de la population du Sichuan est équivalent à la population totale d'un département chinois de taille moyenne. Et les 2 millions de foyers en province ont toute la famille qui travaille à l'extérieur de la province.

Ce phénomène n'est pas un simple transfert des travailleurs ruraux, c'est plutôt une transformation sociale massive de paysans en ouvriers, et une migration de masse de la zone rurale vers les villes, qu'on appelle « urbanisation ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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