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Français>>CultureMise à jour 12.07.2011 09h10
Des expatriés français ouvrent une école de chinois

Pour les nouveaux arrivants dans l'Empire du Milieu, la plus grande des difficultés liées à la vie locale est sans doute la barrière de la langue. Pour quelqu'un ne parlant pas le chinois, négocier la moindre chose, que ce soit dans les magasins, les restaurants ou dans la rue, s'assimile à traverser une intersection à Beijing les yeux bandés.

Des milliers d'écoles de langue et de professeurs chinois offrent des cours, mais aucun ne le fait comme Jean Francois Pouliquen et Romain Tournier.

Ces deux Français sont arrivés en Chine pour poursuivre deux carrières bien différentes, mais grâce à une rencontre fortuite et à l'amitié qui s'en est suivie, les deux ont décidé de lancer leur propre centre de langues pour aider les étrangers à apprendre le putonghua.

Bien que ni Pouliquen, âgé de 27 ans, ni Tournier, âgé de 29 ans, n'aient fait d'études dans l'enseignement, les deux associés ont ouvert ce centre, car ils ont pensé que leurs expériences respectives d'apprentissage du chinois constituaient un atout spécial. À l'instar de nombreux jeunes européens en Chine, ils ont été conquis par l'énergie entrepreneuriale déferlant sur la nation.

« Nous avons décidé de nous investir dans le domaine de l'enseignement du chinois, malgré une forte concurrence, car nous avons beaucoup d'expérience en tant qu'étudiants de chinois nous-mêmes », explique Pouliquen. « Nous avons essayé des écoles privées et des tuteurs et grâce à ces expériences, nous nous sommes rendu compte que beaucoup de choses pouvaient être améliorées. »

« Par exemple, parfois les professeurs ne sont pas là à l'heure ou ils ne sont pas diplômés. Nous avons donc réalisé qu'il était facile de proposer un service de meilleure qualité et nous avons commencé à travailler là-dessus. Il y a des choses simples qu'une entreprise internationale peut mieux faire », a expliqué Pouliquen.

Cherchant à prendre l'avantage sur leurs concurrents, le Tailor Made Chinese Center veut se faire une réputation et développer différents genres de cours pour différents genres de personnes.

Lorsque des étudiants éventuels arrivent dans le centre, Pouliquen et Tournier posent une série de questions afin de déterminer la méthode la mieux adaptée. Quels sont les objectifs du client ? Veulent-ils simplement apprendre le chinois oral ? Veulent-ils également apprendre à lire et à écrire ?

Sur la base de leur expérience, ils encouragent les étudiants à apprendre le chinois oral d'abord.

« Lorsqu'ils arrivent en Chine, la plupart de nos clients ne parlent pas chinois du tout », explique Tournier.

Selon lui, si une personne arrive en Chine et que tout le monde dans son entreprise parle chinois, cela ne sert pas à grand-chose de passer 70 % du temps en classe à apprendre les caractères chinois.

« Nous nous concentrons sur le désir du client, mais nous suggérons généralement d'apprendre le chinois oral en premier. »

En 2008, Pouliquen et Tournier sont tous les deux arrivés en Chine dans le cadre d'un programme d'échanges entre la France et la Chine. Les entreprises françaises recrutaient de jeunes diplômés de moins de 29 ans et les envoyaient à l'étranger afin qu'ils acquièrent de l'expérience sur le marché international.

Pouliquen travaillait dans le secteur de l'ingénierie des énergies renouvelables. Tournier travaillait pour sa part dans l'industrie pharmaceutique et réalisa combien il était vital de connaître la langue après avoir assisté à plusieurs conférences et visiter de nombreux hôpitaux. Tout tournait autour de la langue.

L'aventure entrepreneuriale de Pouliquen et Tournier commence à porter ses fruits, avec environ 200 clients inscrits dans leur école.

Marina Hirscht, étudiante allemande de 24 ans, s'est inscrite à l'école il y a deux mois et suit un cours intensif de chinois oral et de lecture. Son mari s'est également inscrit. Elle avait pris des cours de chinois en Allemagne, mais elle a réalisé que cela ne l'avait pas bien préparée à la réalité pékinoise.

« Je souhaitais un cours intensif, pas juste deux heures le soir, mais trois ou six heures par jour », explique-t-elle. Tailor Made l'a placée dans un groupe qui avait déjà commencé les cours, mais elle a vite rattrapé son retard et a apprécié la flexibilité de l'école.

Bien que la plupart des petites entreprises disparaissent au bout d'un an, Pouliquen a confiance en l'avenir.

« Depuis le 1er janvier jusqu'à aujourd'hui, nous avons enregistré 55 nouveaux étudiants, dont la moitié nous ont été envoyés par nos anciens étudiants, explique Pouliquen. Actuellement, nous avons en tout 200 étudiants. »

Source: China.org.cn

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