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Français>>CultureMise à jour 22.06.2011 08h10
(Panorama) Des jeunes chinois diplômés en langue française privilégient les postes stables

Xiao Liu, une jeune chinoise de 25 ans, est étudiante en Master en langue française et sera bientôt diplômée d'une prestigieuse université de langues de Beijing. Elle est à la recherche d'un travail depuis septembre 2010, et a été récemment admise à un poste de fonctionnaire dans une association gouvernementale dans la capitale.

Comme beaucoup de chinois spécialisés en langue française, poursuivre ses études en Master après la licence au lieu de commencer à travailler, est une bonne option, peut-être pas la meilleure, pour s'assurer un avenir plus prometteur. C'est aussi la raison pour laquelle Xiao Liu a quitté une ville dans le sud de la Chine, où elle a étudié le français pendant quatre ans, pour venir vivre et étudier à Pékin.

Sa décision de devenir fonctionnaire est plutôt pragmatique: "j'ai toujours voulu trouver un travail stable et honorable, qui me permet d'obtenir le Hukou de Beijing (permis de résidence qui garantit l'accès aux services publics et aux avantages offerts aux natifs de la ville de Beijing). Comme ça, je n'ai pas à craindre d'être mise à la porte un jour en raison d'une crise financière quelconque".

Selon les statistiques, le nombre de personnes inscrites au concours national de la sélection 2011 pour les postes de fonctionnaire s'élève à 1,415 millions, pour seulement 16 000 postes. Parmi les 9,762 métiers proposés, 13 seulement nécessitent de jeunes diplômés spécialisés en langue française, soit un total de 71 postes. Quatre de ces métiers n'offrent qu'un seul poste, comme la douane de Haikou, la capitale de Hainan (sud). Le taux d'admission pour ces postes est fixé à 1 poste pour 3 candidats ou 1 pour 5, pour ceux qui ont réussi au concours national.

"A part le poste de fonctionnaire, est-ce que tu as essayé d'obtenir d'autres postes?" "Oui, bien sûr," a-t-elle répondu. "Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. J'ai postulé à plusieurs offres d'emploi dans des entreprises d'Etat, dont l'une m'a convoquée pour passer des tests et ensuite des entretiens. La procédure est plus courte que pour devenir fonctionnaire. Ils m'ont finalement offert le poste que j'ai bien sûr refusé. J'ai aussi effectué des stages dans des établissements publics, mais je préfère être fonctionnaire".

Si beaucoup d'étudiantes en Master en langue française aspirent à un meilleur travail grâce à leur haut niveau d'étude (les garçons sont minoritaires en Master en langues étrangères), la concurrence est aussi rude pour les aînés que pour les cadets.

"Moi, je veux gagner de l'argent, c'est tout. C'est la raison pour laquelle je ne veux pas travailler dans des établissements publics, ni dans des administrations gouvernementales. Les entreprises d'Etat ou à capitaux étrangers restent pour moi le meilleur choix", a expliqué Xiao Qin, qui a immédiatement accepté l'offre proposée par un conglomérat chinois. Deux étudiants diplômés en licence ont été recrutés en même temps qu'elle. Xiao Qin n'a pas précisé ce qu'elle fait, mais elle est bien payée et logée, et va souvent effectuer des missions, voire même de longs séjours, tant en Chine qu'en Afrique.

"Travailler en Afrique ne me pose aucun problème. J'ai l'intention de le faire et ma famille me soutient. Je veux acquérir de l'expérience là-bas".

A la fin d'août 2010, plus de 2,000 entreprises chinoises se sont installées en Afrique. Elles imposent leur présence dans les domaines de l'agriculture, des infrastructures, de l'exploitation minière, de la fabrication et du commerce. Le montant des investissements accumulés atteint 32,3 milliards de dollars, soit 1/10 du total des investissements chinois à l'étranger.

Source: xinhua

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