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Français>>ChineMise à jour 10.04.2012 10h32
Pour une redécouverte de l'esprit de Bandung

Dans son Livre Bleu Diplomatique 2012 publié vendredi, le Japon a montré qu'il est un tenant de la politique du bâton et de la carotte face à la Chine.

Une politique dans laquelle la contrainte va de pair avec la récompense n'est pas ce que l'on peut souhaiter de mieux pour une relation fondée sur le respect et la confiance mutuels.

La démarche présentée dans le livre bleu sur la nouvelle politique étrangère du Japon pourrait nuire aux récents progrès qui ont été accomplis dans l'amélioration des relations sino-japonaises.

Comme le rapport annuel sur la politique étrangère du Japon l'a dit, les relations entre le Japon et la Chine ont touché le fond après la collision entre des navires des Garde-côtes japonais et un bateau de pêche chinois en septembre 2010. Mais les deux parties ont multiplié les efforts pour améliorer leurs relations depuis l'année dernière.

Pourtant, alors même que les relations bilatérales se sont améliorées, et que les deux parties ont fait des déclarations sur le renforcement de leurs liens, leur relation reste fragile, parce que le Japon met en avant une « diplomatie substantielle » qui vise à contenir la Chine.

Le Japon a réaffirmé son alliance d'après-guerre avec les Etats-Unis, qu'elle définit comme la pierre angulaire de sa politique étrangère, et il construit des liens militaires plus étroits avec d'autres pays de la région, comme l'Australie, les Philippines et la Corée du Sud.

Il a également cherché à renforcer en catimini ses prétentions sur des territoires contestés.

Ainsi, sa récente décision de donner des noms japonais à des dizaines d'îles inhabitées, y compris les îles Diaoyu, qui sont un territoire chinois dans la Mer de Chine Orientale, a une fois de plus envenimé les relations entre les deux pays.

Cependant, il y a tout de même une lueur d'espoir derrière les nuages qui assombrissent les relations sino-japonaises : ce sont les progrès constants de l'intégration économique et la poursuite de l'engagement diplomatique visant à trouver des solutions mutuellement acceptables aux obstacles sur se trouvent sur la voie de relations saines.

Cette année marque le 40e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays et il y aura de nombreux échanges visant à favoriser une plus grande compréhension et une plus grande confiance entre les deux peuples, ce qui peut permettre de jeter les bases d'une relation saine entre ces deux pays, qui sont proches voisins.

Au cours du premier Sommet Asie-Afrique qui s'était déroulé à Bandung, en Indonésie en avril 1955, Zhou Enlai, alors Premier Ministre chinois, avait invité celui qui était alors le Ministre d'Etat du Japon, Tatsunosuke Takasaki, à se rendre en Chine - une visite qui annonçait l'ouverture des échanges commerciaux entre les deux pays et, finalement, à la normalisation des relations diplomatiques en 1972.

L'engagement de Zhou Enlai et Tatsunosuke Takasaki pour la coopération mutuelle - l'« esprit de Bandung » de la coexistence pacifique - reste aussi valable aujourd'hui qu'il le fut il y a 57 ans.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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