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Français>>ChineMise à jour 04.07.2011 14h36
Pas de conditions politiques préalables pour l'aide de la Chine à l'Afrique

Bénéfice mutuel, égalité, respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale sont les fondements de l'aide de la Chine aux pays africains.

Alors que les relations sino-africaines continuent à s'approfondir, les Etats-Unis et certains pays d'Europe essaient de trouver quelques « facteurs négatifs » dans la politique africaine de la Chine de ces dernières années.

Ils ont dit de façon injuste que la politique de la Chine a pour objectif de faire main basse sur les riches ressources naturelles de l'Afrique et que c'était une forme de néocolonialisme. Ils ont aussi émis des critiques sans fondements sur la Chine du fait de ses activités normales de commerce et d'investissement avec les pays d'Afrique.

Dans leur indignation, les pays occidentaux ont fait preuve d'un mécontentement particulier au sujet de l'aide de Beijing aux pays africains, parce que la Chine n'exige pour cela aucune condition politique préalable, disant que cette pratique a affaibli les efforts de l'Occident pour favoriser l'amélioration de la bonne gouvernance et des droits de l'homme en Afrique.

Ces accusations de l'Occident sont sans fondement et inéquitables.

Le fait que la Chine n'attache aucune condition politique préalable à son aide économique à l'Afrique vient de son expérience similaire à celle des pays d'Afrique. Tant la Chine que les pays d'Afrique ont lourdement souffert du colonialisme de l'Occident, et par conséquent, ils chérissent également leur souveraineté, leur indépendance et leur dignité chèrement acquises. Ces expériences similaires ont fait que la Chine et une majorité de pays africains partagent la position selon laquelle il ne devrait y avoir aucune intervention d'un quelconque pays dans leurs affaires internes et internationales.

L'agression et l'oppression coloniales qu'ont eu à subir la Chine et les pays africains ont eu une influence profonde sur la politiques de la Chine envers l'Afrique, et particulièrement s'agissant de son aide économique au continent. Elles ont également renforcé la compréhension par la Chine que, en tant que fournisseur d'aide économique aux pays africains, elle se doit de respecter pleinement la voie de développement des pays récipiendaires et s'abstenir d'employer l'aide économique comme une manière d'interférer dans les affaires intérieures du pays bénéficiaire. La position de la Chine est un facteur important dans le développement des relations Sino-Africaines, déjà vieilles de plusieurs décennies.

Ne demander aucune condition préalable politique à son aide est une illustration des cinq principes de la coexistence pacifique, qui confirment le respect de la Chine pour la souveraineté et l'intégrité nationales et la non-intervention dans les affaires intérieures.

La Chine a commencé à offrir son aide économique aux pays africains au milieu des années 1950 dans l'esprit de la Conférence de Bandung, qui s'était tenue en Indonésie en 1955. Le gouvernement chinois a ensuite proposé en 1964 huit principes concernant l'aide aux pays étrangers, y compris les principes de « l'égalité, du bénéfice mutuel, et sans demande de conditions politiques préalables ». Les huit principes sont devenus les principes de base de la Chine pour son aide à l'étranger, y compris son aide à l'Afrique.

Comme il est précisé dans un livre blanc publié par le bureau d'information de l'Etat en avril, la Chine est encore un pays en voie de développement, ses fondements économiques sont toujours encore relativement faibles, son développement est encore déséquilibré, et le développement inclusif demeure une tâche ardue. Ainsi l'aide de la Chine à l'étranger se range dans la catégorie de la coopération sud-sud et ressort de « l'aide mutuelle » entre les pays en voie de développement.

L'Afrique est un continent avec une concentration de pays en voie de développement. C'est également une zone-clé pour l'aide économique de la Chine. L'Afrique a toujours bénéficié le plus des efforts du Gouvernment chinois pour exempter les pays étrangers d'une partie de leurs dettes ces dernières années.

Les activités de commerce et d'investissement de la Chine sur le continent africain sont également en conformité avec les principes d'« égalité, bénéfice mutuel et développement commun ». La Chine n'a aucune histoire coloniale en Afrique et elle ne cherchera jamais à coloniser le moindre pays à l'avenir.

En tant que partie importante de son aide aux pays étrangers, l'aide apportée par la Chine aux pays africains a pour objectif d'aider les destinataires à améliorer leurs capacités d'autodéveloppement. La communauté internationale, particulièrement les pays occidentaux, devrait regarder la coopération de la Chine avec les pays africains et l'aide qu'elle leur apporte avec un point de vue objectif et impartial.

En tant qu'exemple modèle de coopération sud-sud, l'aide de la Chine aux pays africains n'a jamais eu, et n'aura jamais, aucune condition préalable politique. Elle continuera à injecter une nouvelle vitalité dans l'amitié Sino-Africaine traditionnelle et leurs efforts pour chercher un bénéfice mutuel et des résultats avantageux pour les deux parties.

L'auteur est professeur agrégé à l'Ecole des Relations Internationales de l'Université Renmin de Chine.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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