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Français>>ChineMise à jour 26.08.2010 11h07
Shenzhen : après l'argent, la politique

Alors que Shenzhen célèbre en ce moment le trentième anniversaire de son accession au statut de première zone économique spéciale du pays, nombreux sont ceux qui espèrent que cette ville innovante va aussi ouvrir la voie à une réforme politique qui connaisse les mêmes succès que ses réussites économiques, selon un reportage du Global Times.

Pour les experts, Shenzhen est sur le point de devenir, pour le reste du pays, un exemple à suivre, l’économie étant étroitement liée à la politique.

« Le gouvernement central a besoin d’un endroit pour expérimenter ce genre de réformes politiques avant de les étendre au reste du pays, tout comme il l’a fait il y a trente ans avec la réforme économique », a dit Li Luoli, Secrétaire-général adjoint de l’Institut de Développement de la Chine, un groupe de réflexion qui conseille le gouvernement, situé à Shenzhen.

« Des sujets comme la réforme du système de redistribution des richesses, la corruption, la construction du gouvernement sur des bases démocratiques et légales figurent parmi les thèmes principaux de la réforme politique », a ajouté M. Li.

Le Premier Ministre Wen Jiabao, qui était à Shenzhen le week-end dernier pour un voyage d’études, avait d’ailleurs déclaré que sans changements politiques, la Nation risquait de perdre ses remarquables réalisations économiques.

Mais même pour des zones économiques spéciales comme Shenzhen, la réforme politique ne se fera pas facilement, car le gouvernement central n’a publié aucune directive claire ni aucun calendrier à suivre.

Pour autant, au sein des responsables du gouvernement et des universitaires, un consensus est en train de naître, selon lequel la Chine devrait favoriser la réforme politique par le biais d’une méthode progressive au lieu de l’imposer en force dans le pays dans un court laps de temps.

Yu Keping, Directeur adjoint au Bureau de Compilation et de Traduction au Comité Central du Parti Communiste Chinois, un des initiateurs de la théorie de la « démocratie progressive » pense que des changements brutaux dans le système politique sont impossibles, mais que des percées se feront de temps à autre dans certains segments de la société.

D’après M. Li, parmi les questions de première importance figure celle de l’équilibre des relations entre une gouvernance basée sur la loi et le leadership du Parti, ainsi que la création d’un système scientifique permettant aux citoyens et aux médias de contrôler le gouvernement et le pouvoir du Parti.

Ces dernières années, Shenzhen est devenue réputée pour ses réformes administratives, comme un plan de réduction des effectifs en 2009, qui a fait passer, avec succès, le nombre des départements du gouvernement de 46 à 31.

Le plan a également permis une réduction de 31% des effectifs dans les services du gouvernement.

« Cependant, toutes ces réformes ne sont pas passées au travers du système politique, ce qui est bien moins que ce que nous espérions après le 17e Congrès National du PCC en 2007, quand nous avions appelé à davantage de réformes démocratiques », a dit Bai Zhuli, Professeur à l’Ecole de gouvernement de l’Université de Beijing.

« Le renforcement du pouvoir du Congrès Populaire, garanti par la Constitution, et un mode d’élection plus avancé des membres du Congrès, ce sont des choses que Shenzhen peut essayer dans son programme pilote de réforme », a ajouté le professeur Bai.

Au vu de ses réussites économiques et de sa stabilité sociale, le Professeur Bai pense que Shenzhen est prête pour davantage de réformes politiques.

De même, les citoyens de Shenzhen sont-ils aussi ouverts aux réformes, ils l’ont montré en participant à la construction d’une société civile bien organisée ces trente dernières années.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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