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Tunisie: la Constitution devrait être adoptée d'ici début 2013 (PM)

( Xinhua )

24.10.2012 à 08h41

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a appelé mardi l'Assemblée constituante à accélérer le rythme de ses travaux de nature à adopter la nouvelle Constitution dans un délai ne dépassant pas début 2013 afin d'organiser les prochaines élections au début de l'été prochain.

Intervenant lors d'une séance plénière exceptionnelle dédiée à la célébration du premier anniversaire des élections du 23 octobre 2011, le chef du gouvernement tunisien a rassuré que ces objectifs sont désormais faisables "au vu du consensus enregistré sur des questions fondamentales telles que la nature du régime politique" de la Tunisie.

La Troïka (coalition tripartite au pouvoir en Tunisie) avait divulgué sa feuille de route pour la prochaine étape en proposant notamment le 23 juin 2013 comme date des élections présidentielles et législatives et le 7 juillet 2013 celle du deuxième tour des présidentielles.

Tout retardement, a prévenu M. Jebali, "pourrait être lourd de conséquences", engageant le pays dans des "dérapages insupportables" nourris par la dominance des calculs, intérêts voire même des agendas politiques personnels.

Malgré un plafond élevé de revendications sociales, la dégradation de la valeur du travail et le manque de moyens, a ajouté le Premier ministre, le gouvernement s' engage à travailler sur un "modèle social" soucieux de la civilité de l'Etat, la garantie des droits et libertés, l'égalité entre femmes et hommes, la passation pacifique au pouvoir et la justice, "dans le cadre d'une identité musulmane ouverte et modérée".

Le chef du gouvernement s'est référencé à des organismes tunisiens et étrangers spécialisés pour confirmer le début de relance de l'économie tunisienne dans plusieurs secteurs avec un taux de croissance avoisinant 3,5%. "Cet indicateur positif, certes, ne devra en aucun cas cacher certaines lacunes dans d'autres secteurs".

La date du 23 octobre demeure "un couronnement de la révolution pacifique des Tunisiens, d'autant plus qu'elle prouve la réussite d'un Etat à travers la performance de son administration, son institution militaire et sécuritaire", selon l'expression du président tunisien Moncef Marzouki.

S'exprimant devant les députés et les invités de la séance exceptionnelle de la Constituante, le chef d'Etat tunisien a jugé "injuste" d'exiger au gouvernement la résolution de problèmes qui persistaient pendant un demi-siècle. Cependant, a-t-il poursuivi, "la situation actuelle fait état d'un climat d'instabilité en matière de sécurité, d'investissement outre le facteur extérieur notamment la crise européenne".

M. Marzouki a invité toutes les parties intervenantes dans le paysage politique tunisien à accélérer l'instauration des "trois institutions indépendantes", à savoir les instances des élections, de la magistrature et des médias. Selon lui, "le plus beau cadeau pouvant être offert au peuple est une Constitution sociale et pluraliste, un code électoral avant l'été prochain et un régime politique pour les Tunisiens et non pas pour les prochaines élections".

S'arrêtant sur le constat actuel, le président tunisien a insisté que les partenaires politiques tunisiens doivent opter pour un "cessez-le-feu médiatique", affirmant que "les tiraillements demeurent une partie intégrante du jeu politique, mais tout excès risquait de favoriser la violence sous toutes ses catégories".

Parmi les défis urgents de l'actuelle étape en Tunisie figurent l'établissement de la sécurité, le renforcement de la suprématie de la loi contre tout extrémisme, la résolution des problèmes sociaux et économiques ainsi que l'accélération de mettre en place des mécanismes de justice transitionnelle, toujours selon les dires de M. Marzouki.

Toutefois, le président de la République tunisienne a confirmé le début de rétablissement économique de son pays visible essentiellement dans les secteurs de l'investissement étranger et du tourisme. Exprimant son optimisme, M. Marzouki a indiqué que la Tunisie pourrait promouvoir la situation de quelques 2 millions de ses citoyens vivant en-dessous du seuil de pauvreté.

Sur le plan régional, "la Tunisie est à la hauteur d'être un laboratoire pour la démocratie participative et une plate-forme dynamique pour l'édification de l'Union maghrébine et ultérieurement de l'Union arabe".

Après une année de la tenue des premières élections jugées en Tunisie comme à l'étranger démocratiques et transparentes, les dirigeants tunisiens se veulent conscients de l'importance de renforcer le processus politique malgré l'urgence de relever les défis socio-économiques et préserver les équilibres généraux de l'Etat.

Il s'agit principalement de finaliser la rédaction de la nouvelle Constitution dans les brefs délais pour laisser la voie aux préparatifs pour les prochaines échéances politiques à travers notamment la mise en place d'une instance indépendante pour les élections et après avoir fixé la nature du régime politique et des dispositions consensuels du Code électoral.

Mis à part ces dossiers politiques, l'opposition au sein de la Constituante tunisienne critique toujours le rendement de l'actuel gouvernement qui s'est avéré, selon certains partis opposants, incapable de résoudre les problèmes essentiels du citoyen, dont le chômage, la déficience de développement régional, la dégradation du pouvoir d'achat ainsi que la répartition équitable des richesses sur les différentes régions du pays.


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