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Français>>AfriqueMise à jour 19.04.2012 11h20
Mali : le camp de Modibo Sidibé organise sa riposte après la nouvelle arrestation de l'ancien Premier ministre

« Les Groupes de soutien en Europe du candidat à la présidentielle Modibo Sidibé, dénoncent avec force son arrestation, depuis le lundi 16 avril 2012 et pour la 3e fois en plein déroulement de sa campagne politique, ainsi que l'arrestation de plusieurs personnalités militaires et civiles contrevenant aux principes et valeurs d'un Etat démocratique et violant de façon flagrante la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme», déplore un communiqué de ce regroupement qui vient de parvenir à l'un de nos correspondants à Bamako.

Ce communiqué rappelle que Modibo Sidibé est le candidat social-démocrate qui se présente aux élections, soutenu par une grande majorité des citoyens organisés dans plus de 14 000 Groupes de soutien du Nord au Sud du pays, et par une coalition de nombreux partis politiques. « Il a été arrêté par la force et on craint pour son intégrité physique et morale», déplorent les partisans du leader politique en Europe.

« Nous demandons aux nouvelles autorités de la République, et exigeons des militaires putschistes, la restauration de façon urgente de l'Etat de droit, le respect de l'Accord de sortie de crise adopté par les pays de la CEDEAO et la restauration de l' image d'une armée malienne républicaine », revendique le porte- parole européen des Groupes de soutien à Modibo Sidibé, M. Fofana.

Par ailleurs, la Plateforme de soutien à Modibo Sidibé (FARE) vient d'adresser une « LETTRE OUVERTE» à Son Excellence Monsieur le Président de la République par Intérim. Une correspondance datée de ce mercredi 18 avril 2012 et dont nous sommes parvenus à nous procurer d'une copie. « Votre investiture, le jeudi 12 avril 2012, a marqué un moment important pour tous les démocrates, convaincus du possible retour à la légalité constitutionnelle dans notre pays, conformément aux annonces faites par le CNRDRE le 1er avril et suite à la signature de l'accord de sortie de crise entre le CNRDRE et la CEDEAO.. La tenue de la Conférence des forces vives du Mali, les 14 et 15 avril à Ouagadougou..avait constitué, un nouveau pas positif vers la normalisation de la vie publique dans notre pays», rappelle la FARE dans cette Lettre ouverte.

« Comment dès lors comprendre que, sous votre autorité, des éléments du CNRDRE se livrent à l'enlèvement et la séquestration de personnalités, sans aucune réaction de Votre part ?», s' interroge la Plateforme.

Les différentes personnalités arrêtées sont depuis « détenues par le CNRDRE, en dehors de tout cadre légal et sans qu'aucune charge précise n'ait été annoncée contre elles. Nous sommes fortement préoccupés par la détention, en dehors de toute garantie, de ces personnalités.. Ces faits constituent des violations du processus de sortie de crise, en ce qu'ils se situent en contradiction flagrante de la dynamique consensuelle de décrispation et de retour à la normale dans laquelle vous-même, le CNRDRE et l'ensemble des forces vives de la Nation, vous étiez tous engagés..Ces faits sont d'une gravité extrême en ceci qu'ils constituent un déni d'engagement du CNRDRE vis-à-vis de la communauté nationale, vis-à-vis du Médiateur et vis-à-vis de la CEDEAO et de toutes les instances internationales », dénonce-t- elle.

Pour la FARE, « notre conviction est également que nul ne peut régenter la vie de la Nation, par des méthodes d'intimidation et de terreur contraires à l'esprit et à la lettre de l'Accord-cadre conclu avec la CEDEAO ; et contraires aux principes et valeurs démocratiques souscrits par nous.. Nous en appelons à votre autorité et aux bons offices du Médiateur de la crise, pour qu'il soit signifié au CNRDRE qu'il n'a pas qualité à s'ériger en autorité judiciaire, pour arrêter de façon arbitraire et sélective des citoyens maliens. Nous demandons avec insistance que les leaders politiques que sont MM Modibo Sidibé et Soumaïla Cissé, et toutes les autres personnalités civiles et militaires détenues, soient libérées sans condition et sans délai ».

Elle averti, « nous tenons le CNRDRE responsable de l'intégrité physique des personnes séquestrées par lui, et prenons à témoin le Médiateur et l'ensemble de la communauté internationale, pour que leur sécurité soit garantie ».

Source: xinhua

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