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Français>>AfriqueMise à jour 11.04.2012 13h23
La conservation à "long terme" des corps des victimes du génocide à la une de la presse rwandaise

Les journaux rwandais parus mardi à Kigali ont largement commenté sur la nouvelle méthode de " conservation" des corps des victimes du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994, qui pourront désormais être gardés dans différents sites mémoriaux du pays pendant une période de 150 ans.

Selon la station nationale Radio Rwanda, la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) en collaboration avec les experts de l'université britannique de Canfield envisagent d'introduire de nouvelles méthodes de conservation aux sites mémoriaux partout dans le pays.

Les officiels rwandais ont recommandé que cette nouvelle approche va concerner notamment les ossements ainsi que les vetêments des victimes à l'époque des fait qui vont permettre ainsi de raconter aux générations futures un épisode de la terrible période d'avril à juillet 1994, selon la Radio Rwanda.

"Les restes des corps de victimes du génocide seront désormais conservés pendant 150 ans", écrit le quotidien privé "Kigali Today " publié en Kinyarwanda, qui rappelle que la mise en place de ce projet va coûter une somme de 20 millions de franc rwandais ( environ 32 000 USD) pendant une période de 6 mois pour sa mise en application.

Pour le journal, preserver à long terme les corps des victimes du génocide, c'est ausii conforter les tenants du négationnisme et du révisionnisme dans leur croisade pour nier le génocide rwandais ou relativiser sa portée.

Le quotidien gouvernemantal "Imvaho Nshya" publié en Kinyarwanda, pour sa part constate que dans plusieurs sites mémoriaux du génocide notamment à Murambi (sud), Bisesero (ouest), Nyarubuye (est), ntarama et Nyamata (Sud est), les corps rangés entre des bancs portent encore les habits du jour du massacre.

"L'exposition les corps de victimes du génocide pendant une longue période, c'est une autre manière de construire une mémoire vivante étant donné que certains il y avait des ossements qui étaient en état de décomposition dans certains sites mémoriaux du pays", écrit le journal qui rapporte les propos du président de la commission nationale de lutte contre le génocide, Jean de Dieu Mucyo.

Le journal raconte que normalement cette pratique de conservation se faisait par l'utilisation de la chaux pour pour conserver les ossements humains pendant une "certaine période".

Source: xinhua

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