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Français>>AfriqueMise à jour 16.03.2012 14h09
Niger : la stratégie de la gratuité des soins connait des problèmes dans sa mise en application (SYNTHESE)

Comme tous les chefs d'Etat africains l'ont recommandé en 2010 dans la Déclaration de l'Union Africaine à Kampala, en Ouganda, les pouvoirs publics nigériens ont décidé, depuis 2006, d'exempter les couches les plus vulnérables, les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, du paiement des soins.

Cependant, force est de constater que cette volonté politique rencontre d'énormes difficultés de mise en application sur le terrain, qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé des femmes et des enfants.

Nombreuses sont les formations sanitaires qui sont dans des situations qui ne leur permettent plus d'offrir de soins gratuits aux populations, faute de produits.

Une situation créée par le sous-financement, le retard de remboursement des factures par l'Etat et l'insuffisance dans la gestion elle-même.

En effet, après quelques années seulement d'expérimentation, les arriérés des factures n'ont honorées par l'Etat sont estimées aujourd'hui à 21 milliards de FCFA.

Pour le secrétaire général du Syndicat unique des santé et de l'action sociale (SUSAS), M. Boubacar Baoubaoua, le gouvernement doit faire le point et réfléchir sur la continuité ou l'arrêt de cette gratuité des soins.

"Avant d'imposer cette décision, il aurait fallu d'abord passer par des étapes, notamment la formation des agents de la santé et la sensibilisation de la population sur ses objectifs. Aujourd'hui, ce sont les agents de santé qui sont exposés à toutes les brimades de la population", a-t-il fait remarquer.

Toutefois, a réaffirmé le Premier ministre nigérien Brigi Rafini, "le gouvernement ne reculera pas".

Et pour témoigner l'engagement ferme des autorités nigériennes, en particulier le président Mahamadou Issoufou, à soutenir et à œuvrer résolument pour la pérennisation du système des gratuités des soins de santé pour les couches les plus vulnérables dans le pays, il a été organisé du mardi 13 au jeudi 15 mars à Niamey une conférence nationale sur la question.

En présidant la cérémonie d'ouverture des travaux de cette conférence, le Premier ministre a voulu voir ces participants proposer des recommandations pour une amélioration de la stratégie.

Après trois jours de travaux, les participants ont effectivement reconnu que le Niger fait face à une crise dans la mise en œuvre de cette stratégie, qui a des conséquences néfastes sur la santé des femmes et des enfants.

Ils demandent aux autorités de prendre toutes les dispositions dans l'urgence, en vue d'apurer les dettes contractées auprès des formations sanitaires et de concrétiser cette volonté politique en priorité nationale par, entre autres, la mise en place d'une structure de coordination de la politique rattachée au cabinet du Premier ministre et dotée des moyens financiers et humains, l'engagement financier de l'Etat pour concrétiser sa volonté politique de répondre aux besoins de la population, l'engagement financier et technique des partenaires à la hauteur de la volonté de la politique nationale, et la gratuité des accouchements et la prise en charge des complications obstétricales et les évacuations pour assurer un continuum en charge des mères.

La satisfaction de ses mesures demeurent, selon les conclusions de la conférence, les conditions sine qua non de l'efficacité de la pérennité de la gratuité des soins au Niger.

Source: xinhua

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