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Français>>AfriqueMise à jour 05.02.2012 13h23
Le président soudanais met en garde contre le risque de guerre avec le Soudan du Sud

Le président soudanais Omar al-Béchir a déclaré vendredi que le climat tendu entre le Soudan et le Soudan du Sud rendait l'option de la guerre bien plus probable que celle de la paix.

"Le climat est très tendu entre les deux pays, et plus proche d'un climat de guerre que d'un climat de paix", a déclaré M. al- Béchir dans une interview spéciale auprès de la chaîne de télévision soudanaise Blue Nile TV.

"De notre côté, nous ne recourrons à cette option de la guerre que si on nous l'impose. Nous sommes déterminés à rechercher la paix par le dialogue sous l'égide de l'Union africaine", a ajouté M. al-Béchir.

Le président soudanais a également accusé le Soudan du Sud de ne pas vouloir mettre fin au litige pétrolier, soulignant que ce pays continuerait de prélever des montants sur les exportations de pétrole brut du Soudan du Sud tant qu'il serait exporté par les infrastructures pétrolières soudanaises.

"Le Sud ne veut pas signer d'accord sur le pétrole avec le Soudan et n'hésite pas à nous spolier de notre droit sous forme de pétrole jusqu'à la conclusion d'un accord, si encore elle était possible", a dit M. al-Béchir.

"Nous avons des estimations montrant que la part du Soudan s'élève à environ 74 000 barils par jour. C'est le montant que nous prélevons et nous continuerons de le prélever tant que le pétrole du sud continuera d'être exporté au travers de nos territoires", a-t-il ajouté.

Le président soudanais a également accusé le Soudan du Sud de conspirer contre son pays et de tenter de l'affaiblir économiquement, ajoutant que « les calculs de nos frères dans le sud sont toujours faux. Ils pensent qu'en arrêtant l'exportation de leur pétrole par le biais du Soudan ils affaibliront économiquement le Soudan et pourront ensuite renverser le système en place ».

Le président soudanais Omar al-Béchir et son homologue sud- soudanais Salva Kiir Mayardit devaient signer un accord cadre à Addis Abeba, capitale de l'Éthiopie, aux termes duquel Juba verserait 4 milliards de dollars à Khartoum et pomperait 35 000 barils de pétrole brut par jour à destination des raffineries du nord, en échange de quoi Khartoum autoriserait le sud à utiliser ses infrastructures pétrolières pour exporter le pétrole.

Toutefois, M. Mayardit a refusé de signer l'accord cadre au dernier moment, en réaction à quoi le président al-Bachir a dû demander à la délégation de négociateurs de Khartoum de rentrer au pays.

Les deux parties ont convenu de reprendre les négociations à Addis Abeba le 10 février, sous la médiation d'un panel de l'Union africaine mené par l'ex-président d'Afrique du Sud Thabo Mbeki.

Le gouvernement sud-soudanais accuse Khartoum de détourner et de vendre une partie du pétrole du Sud, ce à quoi le Soudan rétorque qu'il ne fait que prélever des frais de transport sous forme de pétrole.

Suite à la sécession du Soudan du Sud en juillet 2011, le Soudan a perdu les deux tiers de ses ressources pétrolières, et les deux parties ne sont pas encore parvenues à un accord sur le partage des ressources pétrolières.

Source: xinhua

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