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Français>>AfriqueMise à jour 14.02.2011 08h26
Le gouvernement du Mali conteste les chiffres avancés par le Bureau du Vérificateur Général

Dans un rapport publié sur la mise en oeuvre des recommandations issues du « Rapport annuel 2009 » du Bureau du Vérificateur Général du Mali, le gouvernement a émis de sérieuses réserves sur le montant de 112 milliards FCFA de « manques à gagner », c'est-à-dire « perdus » mais dont une partie est récupérable. En effet, c'est un trou de 112 milliards F CFA qui a été découvert par le Bureau du Vérificateur Général (BVG), suite aux vérifications effectuées par cette structure de contrôle indépendante dans différents services de l'administration malienne (santé, développement rural ; finances publiques, élections et justice, etc.).

Le gouvernement du Mali, sans occulter la réalité du fléau de la corruption et de la délinquance qui sévit au sein des services publics, a toutefois contesté les montants avancés par le BVG, à savoir la somme de 112 milliards F CFA de « manque à gagner ».

C'est cette notion de « manque à gagner » qui a été source de quiproquo entre le gouvernement et BVG et cela depuis longtemps. Pour le gouvernement, il y a lieu de constater que le terme « manque à gagner » de 112 milliards F CFA indiqué dans le Rapport 2009 du BVG se rapporte à des situations assez diverses et variées bien éloignées de ce que pourrait comprendre le grand public. De même qu'il ne se rapporte pas à cette seule mais concerne une période variant de 3 à 6 ans. Selon le gouvernement du Mali, dans les normes de vérification financière de l'Organisation Internationale des Institutions supérieures des Contrôle des Finances publiques, on ne retrouve pas l'expression « manque à gagner ». Pour les autorités maliennes, il y a donc lieu d' approfondir les investigations et éviter l'utilisation du terme « manque à gagner » qui n'est pas un terme approprié en matière de vérification.

Sur un total de 112 milliards F CFA de « manque à gagner » dénoncés par le BVG, les structures de l'Etat ont reconnu seulement quelque 8 milliards F CFA comme devant être régularisés, justifiés ou que la justice sera saisie le cas échéant.

A deux petits mois de la fin de mandat (prévu pour fin mars) du Vérificateur Général du Mali, Sidi Sosso Diarra, l'opinion nationale malienne croit savoir que cette sortie médiatique de trois membres du gouvernement pour vilipender le Rapport du BVG est un exercice purement destiné à la consommation des partenaires techniques et financier (PTF). En effet, ce sont eux qui ont demandé, expressément, que les recommandations des Rapports du BVG soient traduites en actes concrets. D'où cette initiative gouvernementale de vouloir, d'après certains, chercher à redorer le blason du gouvernement dont certains des ministres sont devenus des multimillionnaires à un laps de temps. Le gouvernement crie maintenant sa bonne foi sur tous les toits. Et cela au moment où l' opinion publique est très loin de partager sa vision à fortiori prendre son parti dans cette guéguerre du « manque à gagner » enclenchée entre le Gouvernement et le Bureau du Vérificateur général.

Source: xinhua

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