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Français>>AfriqueMise à jour 22.12.2010 11h01
Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo favorable à un "comité d'évaluation"sur la crise

Le président sortant de Côte d' Ivoire Laurent Gbagbo, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle comme son adversaire Alassane Ouattara, s'est déclaré mardi favorable à un "comité d'évaluation" sur la crise post-électorale marquée par la formation d'un gouvernement respectif pour chaque camp et des violences dans le pays.

"Je suis prêt dans le respect de la Constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement donnés à accueillir un comité d'évaluation sur la crise post électorale en Côte d'Ivoire", a déclaré Laurent Gbagbo dans un discours à la télévision nationale.

Ce comité aura pour mission d'analyser "objectivement" les faits et le processus électoral pour un "règlement pacifique" de la crise, a expliqué M. Gbagbo, non sans souligner qu'il est "le président de la République de Côte d'Ivoire".

Selon lui, le comité doit comprendre des "Ivoiriens de bonne volonté" et être dirigé par un représentant de l'Union africaine ( UA) avec des représentants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union économique et monétaire oeust-africaine (UEMOA), de la Ligue arabe, des Nations unies, des Etats-Unis, de l'Union européenne (UE), de la Russie et de la Chine.

Le discours de Laurent Gbagbo intervient après plusieurs jours de répression de l'armée contre les marches lancées par le camp Ouattara voulant s'emparer de la télévision nationale et du siège du gouvernement aux mains de M. Gbagbo.

Les affrontements ont fait 20 morts selon le camp Gbagbo, mais près de 200 morts selon son adversaire.

La victoire de Laurent Gbagbo, proclamée par le Conseil constitutionnel, est contestée par la communauté internationale qui soutient Alassane Ouattara, vainqueur selon les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) certifiés par l'Onu.

L'UE et les Etats-Unis ont annoncé des sanctions contre Laurent Gbagbo et ses proches qui font "obstacle" au processus électoral.

Samedi, Laurent Gbagbo a demandé le départ des casques et des soldats français de la Force Licorne. La demande a été ignorée par le Conseil de sécurité qui a prolongé pour six mois lundi le mandat de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

Source: xinhua

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