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Français>>MilitaireMise à jour 29.06.2010 14h58
L'Armée Populaire de Libération va procéder à des exercices en mer

L'Armée Populaire de Libération (APL) va lancer un exercice d'une durée de six jours, à munitions réelles, à compter de mercredi en Mer de Chine Orientale, une initiative que les analystes interprètent comme une réponse à l'exercice conjoint mené par l'US Navy et la Marine sud-coréenne en Mer Jaune.

La décision de l'APL a été publiée le 24 juin et mise en ligne sur les sites internet chinois majeurs lundi, jour où l'exercice américano-coréen devait débuter. Un peu plus tôt, les Etats-Unis et la Corée du Sud avaient désigné la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC) comme objectif de leur exercice. Un porte-avions à propulsion nucléaire américain devait aussi participer à l'exercice, près des côtes chinoises.

Mais la Marine sud-coréenne a annoncé lundi que ces manoeuvres conjointes étaient reportées au mois de juillet.

D'après le communiqué de l'APL, tous les navires se verront interdits de rentrer dans la zone désignée pour l'exercice entre minuit et 18 heures, du 30 juin au 5 juillet.

« Afin d'assurer la sécurité, ils devront suivre les ordres de la Marine chinoise », dit-il encore.

Un officier du Ministère de la Défense a déclaré lundi que l'exercice prévu par l'APL n'était que de routine. Mais le Mingpao Daily News de Hong Kong a traité ce communiqué, publiant à l'avance le calendrier d'un exercice militaire, de « geste rare ».

Pour certains analystes, cette initiative est clairement liée à la présence du porte-avions américain USS George Washington à proximité des côtes chinoises, mettant des villes importantes, dont Beijing, et les lignes côtières de la Chine, à portée du rayon d'action de combat du navire américain.

« Bien que le gouvernement chinois n'ait absolument rien dit au sujet de l'exercice, quiconque a un peu de sens commun en matière de stratégie serait prêt à parier qu'ils sont liés », dit Shi Yinhong, expert en études américaines à l'Université Renmin de Chine, à Beijing.

Le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères Qin Gang avait déclaré un peu plus tôt dans ce mois que Beijing était très inquiet au sujet de l'exercice américano-coréen et qu'elle suivait l'affaire de près.

« Dans la situation actuelle, les parties concernées devraient faire preuve de modération et s'abstenir de faire des choses susceptibles de faire monter la tension et de porter atteinte aux intérêts des pays de la région », a-t-il dit.

Ma Xiaohan, Chef d'état-major adjoint de l'APL, a déclaré lors d'une conférence annuelle sur la sécurité à Singapour le 5 juin que l'un des obstacles majeurs dans les relations militaires sino-américaines sont « la forte intensité de la surveillance menée par les navires de guerre et avions militaires américains en Mer de Chine Méridionale et en Mer de Chine Orientale ». le Secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, était également présent lors de la réunion.

Les Etats-Unis et la Corée du Sud avaient annoncé que l'exercice conjoint visait la RPDC suite au torpillage d'un navire sud-coréen en mars dernier, mais il est « toujours extrêmement rare qu'une puissance majeure envoie un porte-avions aussi près que cela d'une autre puissance majeure », a dit M. Shi.

« Tout grand pays a sa ligne jaune en matière de vigilance et de fierté militaires. L'exercice américano-coréen a suscité une réponse de colère de la part du public chinois, et je pense que c'est pour cela, entre autres, qu'il a été reporté ».

Li Jie, chercheur à l'Académie Navale Chinoise, pense que cet exercice ne facilitera pas la baisse de la tension après le torpillage du navire de guerre sud-coréen.

De son côté, Pyongyang a menacé lundi de renforcer sa capacité nucléaire pour faire face à ce qu'elle appelle une politique militaire hostile et des menaces militaires de la part des Etats-Unis.

Pour autant, d'autres analystes pensent que les deux exercices ne sont pas liés, car la Marine chinoise a mené une action similaire l'année dernière.

Chen Hu, Rédacteur en chef du magazine World Military, affilié à l'Agence de Presse Xinhua, pense que Beijing ne considère pas nécessairement l'exercice américano-coréen comme une provocation.

« Au contraire, l'APL peut profiter de la présence du groupe de combat du porte-avions géant pour en faire une ‘cible d'exercice' », dit-il.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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