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Français>>EnvironnementMise à jour 09.03.2012 14h43
Beijing va substituer le gaz au charbon pour passer au vert
La centrale Jingneng Thermal Power Co Ltd, une des plus importantes centrales électriques et dechauffage au charbon de la capitale, située à proximité du lac Lianshi, dans le District de Shijingshan, à environ 20 kilomètres à l'Ouest de la place Tian'anmen. Li Wenming, pour le China Daily.

La ville de Beijing va prendre des mesures pour rendre ses centrales au charbon et ses installations de chauffage plus écologique, au moment où le public s'inquiète de la mauvaise qualité de l'air de la ville, a déclaré un responsable du gouvernement local.

Zhang Gong, Directeur de la Commission Municipale du Développement et de la réforme de Beijing, a déclaré que selon des estimations, 80 milliards de Yuans (13 milliards de Dollars US) seront investis pour faire passer les centrales thermiques et les installations de chauffage de la ville, alimentées au charbon, au gaz naturel.

« Nous voulons faire en sorte que les centrales électriques et les installations de chauffage soient alimentées par du gaz naturel d'ici les trois à quatre prochaines années, afin de réduire l'utilisation du charbon autant que possible », a dit M. Zhang en marge de la session annuelle du Congrès National Populaire.

M. Zhang a déclaré que l'objectif de cette décision est d'améliorer la qualité de l'air de Beijing et de réduire les inquiétudes du public au sujet des fameuses PM2.5, particules de moins de 2,5 micromètres de diamètre, qui peuvent être dangereuses quand elles atteignent une certaine concentration.

Les émissions provenant des centrales électriques et des installations de chauffage au charbon, ainsi que des 5 millions d'automobiles roulant à Beijing, sont une source majeure de PM2.5 dans la capitale, selon les recherches conduites par le Gouvernement Municipal.

La consommation de charbon à Beijing a été d'environ 26,3 millions de tonnes en 2011, le chauffage au charbon et les centrales électriques en représentant 73 %. Le reste a été consommé pour un usage industriel, a précisé M. Zhang.

« Aussi, la réduction de l'utilisation du charbon est notre priorité pour réduire la concentration en PM2.5 dans la ville », a-t-il dit, ajoutant que Beijing utilisera davantage d'énergie verte dans un avenir proche.
Le sujet des PM2.5 a été mis au plus haut niveau de l'ordre du jour du Gouvernement au moment où l'on s'inquiète de plus en plus de la qualité médiocre de l'air dans les grandes villes de Chine.

Selon une déclaration du Conseil des Affaires de l'Etat de la fin du mois de février, les quatre municipalités - Beijing, Shanghai, Tianjin et Chongqing - et 27 capitales provinciales, ainsi que trois régions clés – celles du Delta du Yangtsé, du Delta de la Rivière des Perles et de la région Beijing-Tianjin Hebei – vont surveiller les PM2.5 dès cette année.

Plus de 100 petites villes adopteront des nouvelles normes de qualité de l'air en 2013. Selon la déclaration, ces normes seront étendues à toutes les villes d'ici à 2015.

Beijing publie des données sur la concentration en PM2.5 à destination des citoyens depuis janvier.

Remplacer les centrales au charbon par des centrales alimentées au gaz naturel apportera une contribution significative à l'amélioration de la qualité de l'air, selon Ma Jun, Directeur de l'Institut des Affaires Publiques et Environnementales, une organisation non gouvernementale dont le siège est à Beijing.

« Cependant, cela peut prendre plus de temps que prévu », a-t-il ajouté.

Il a indiqué que Beijing est en fait une consommatrice de charbon relativement faible, par rapport à ses voisines de la province du Hebei et de Tianjin.

« Tout le dur travail accompli par seule ville de Beijing n'améliorera pas la qualité globale de l'air, à moins que les villes voisines ne fassent également un effort », a-t-il dit.

M. Zhang, de la Commission de Réforme et de Développement de Beijing, a déclaré que l'expérience des pays occidentaux montre que l'amélioration de la qualité de l'air est une bataille longue et compliquée.

« Le gouvernement ne se concentre plus uniquement sur la croissance économique de la ville. Nous voulons avoir un développement durable et créer une ville habitable pour les citoyens », a-t-il dit, ajoutant que c'est la raison pour laquelle le gouvernement s'est fixé un objectif annuel de croissance du PIB de 8 % pendant la période du 121e Plan Quinquennal (2011-2015) au lieu de la croissance à deux chiffres que l'on a connue lors des années précédentes.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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