



Des responsables des douanes de tout le pays ont reçu l'ordre de contrôler tout container marqué "déchets", après que des montagnes de vêtements usagés venant de l'étranger aient été découvertes sur la zone côtière du Guangdong.
L'Administration générale des douanes dit que cet ordre constitue une amplification du mouvement en cours de répression de l'importation illégale de vêtements usagés venant de l'étranger dans la province méridionale du Guangdong, répression visant à empêcher que des matériaux illégaux soient introduits en fraude dans le pays.
Le mois dernier, les médias exposaient le cas du commerce d'importation illégale de vêtements usagés à Lufeng, dans la Province du Guangdong, que les habitants vendaient, parfois après réparation, dans le but de faire des profits illégaux.
Entre le 20 octobre et la fin du mois, les autorités locales ont saisi plus de 300 tonnes de vêtements usagés en provenance de l'étranger à Jieshi, centre majeur de l'industrie illégale du vêtement, qui dépend de la ville de Lufeng.
D'après l'Administration, ces vêtements sont entrés en fraude en Chine, puisque l'importation de vêtements usagés est interdite.
Les nouvelles règles en vigueur vont donner du travail aux fonctionnaires des douanes.
Ainsi, dans les ports équipés de dispositifs de détection, les containers passeront dans ces machines un par un. Dans les ports ne disposant pas de ce genre d'équipement, les inspecteurs devront ouvrir chaque container et procéder à des inspections manuelles, a annoncé l'Administration le 4 novembre.
La Chine autorise l'importation de certains déchets en vue de leur utilisation en tant que matériaux bruts. Actuellement, ces containers sont inspectés de manière aléatoire à la frontière, en fonction d'analyses de risque.
Dans un futur proche, les déchets devront être emballés selon leur catégorie, au lieu d'être mélangés ensemble.
L'Administration envisage aussi de désigner certains ports pour recevoir ces déchets, d'après son communiqué.
Aux termes d'une règle édictée l'année dernière, 54 catégories de déchets sont autorisées à l'entrée en Chine, comme le papier ou la ferraille de fer ou d'acier. Mais 69 catégories sont interdites, dont les vêtements usagés.
He Fan, chercheur de niveau supérieur à l'Institut de politique et d'économie mondiales dépendant de l'Académie des Sciences Sociales de Chine, dit que les déchets légaux sont habituellement utilisés comme matériaux bruts.
D'après lui, la recherche a démontré que pour produire une tonne de cuivre, 150 tonnes de minerai de cuivre, 600 tonnes d'eau et 16 000 kilowatt-heures d'électricité sont nécessaires, alors la production d'une tonne de métal recyclé ne nécessite que 23 kilos d'eau et une quantité d'énergie produite par 1,74 kilo de charbon.
"Autoriser l'importation de tels déchets pourrait nous permettre de réduire grandement notre consommation d'énergie", a-t-il dit. "Mais le problème est que certaines personnes essaient toujours de faire passer en fraude des déchets interdits en Chine, attirés par des profits élevés".
Des chiffres émanant de l'Administration générale des douanes montrent que les douanes, à travers tout le pays, ont saisi plus de 20 000 tonnes de déchets interdits depuis le début de l'année 2007, dont plus de 1 600 tonnes de vêtements usagés.
Il dit que les nouvelles actions menées par les douanes aideront à bloquer les déchets interdits à la frontière, mais que cela aura aussi peut-être pour conséquence, pour les déchets autorisés, un passage en douane plus long.
Il ajoute que, pour les sociétés respectant scrupuleusement la législation chinoise, l'impact sera mineur, mais pour celles qui essaient souvent de jouer avec le feu, l'impact risque en revanche d'être beaucoup plus important.
He Fangming, vice-président de l'Association chinoise de recyclage des ressources, dit que le système de gestion des déchets importés comporte des lacunes.
A l'heure actuelle, cette gestion implique de multiples organismes gouvernementaux, y compris les département de protection de l'environnement, les douanes, les administrations de l'industrie et du commerce, aussi bien que les autorités chargées de la qualité et de la quarantaine.
"Il en résulte pour le système un échange d'informations insuffisant et parfois des responsabilités qui se chevauchent", ce qui offre des niches aux contrebandiers.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

| Grippe A/H1N1: décès d'un Russe à Beijing | |
| Onze moines tibétains diplômés "docteurs en boudhisme" en Chine |
La Course des Champions (ROC) 2009
Pourquoi la Chine est-elle devenue le point de mire de l'antidumping ?
Le Sommet mondial des médias
Défilé militaire de la Fête nationale
60e anniversaire de la RPC: la Chine en chiffres
Le président chinois participe aux réunions de l'ONU et au sommet du G20
Les Etats-Unis imposent les tarifs supplémentaires sur les pneux chinois
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |